Les Linemen
«Le
football n’est pas un sport de contact, c’est
un sport de collision. Un bon exemple de sport de contact
est la danse classique».
Duffy Daugherty,
ex-coach de Michigan State. |
Ils travaillent dans l'ombre ...
Ils
sont gros, ils sont grands. Ils sont musculeux. Qu’ils
jouent en attaque ou en défense, ils sont monstrueux.
En défense, ils sont un peu plus petits et pèsent
un peu moins lourd, mais sont généralement plus
mobiles.
L’homme de ligne doit être perfectionniste, tant
son rôle est obscur et ingrat.
Les attaquants sont des remparts. Ils protègent leur
QB, encaissent, mais répondent coup pour coup. Les
défenseurs sont des destructeurs. Leur but : anéantir
la ligne adverse. Rien ne doit repousser après leur
passage.
Ils travaillent dans l’ombre, leur contribution au jeu
reste primordiale. Les autres joueurs ne s’y trompent
pas. Tel Walter Payton, le meilleur coureur de tous les temps
de la NFL, qui offrit une montre Rollex d’une valeur
de 50 000 francs à ses six hommes de ligne à
l’issu de la saison 1985.
Exploser,
déséquilibrer, mettre à genoux ...
Car c’est dans affrontement entre monstres de la ligne
de scrimmage que réside l’essence du football.
Le football, c’est avant tout un sport de blocages.
Au prix de la sueur et du sang versés dans ces pugilats
permanents, ils ouvrent des voies ou contiennent des adversaires
un peu trop belliqueux.
Une seule contrainte, ne pas se faire prendre à tenir
un adversaire (un holding), soit par le maillot, soit en l’entourant
de ses bras. A cette exception près, tous les moyens
sont bons pour parvenir à ses fins : exploser, déséquilibrer,
mettre à genoux les linemens adverses.
Le combat des linemen, c’est aussi l’opposition
permanente entre la force statique et la puissance dynamique.
L’un essaye de passer. L’autre veut l’en
empêcher. Dès lors plus question d’affronter
le problème de front. Chaque action est l’occasion
d’une feinte, d’une ruse. Les attaquants doivent
agir. Les défenseurs se doivent de réagir. Dans
le quart de seconde qui suit, sous peine d’être
mis définitivement hors-course.
Une fois qu’un de ces gaillards vous empoigne pour un
pas de deux, difficile, voire impossible de s’en défaire.