Walter
Payton
(1954-1999) |
Quant
Walter Payton arrive aux Bears en 1975, l’équipe
était moribonde. Par son charisme et son caractère
de fonceur, il va apporter à cette franchise un second
souffle qui va lui permettre de revenir au tout premier plan.
A
faire palir certains linemen...
Payton était une anomalie. Malgré ses 1,80m pour
93 kg, «on l’aurait pris pour un running de 110
kg » remarque un de ses anciens coachs. Au développé-couché,
il soulevait 180 kg . Au squat, 320. A faire pâlir certains
linemen.
C’était un athlète, naturellement doué.
Durant les entraînements, il se plaçait sous les
poteaux et s’amusait à descendre les ballons des
botteurs avec un ballon qu’il lançait à
la main. Sept fois sur dix, il y arrivait. Pour gagner des paris,
il était capable de marcher sur les mains sur 50 yards
ou de lancer un ballon sur une distance de 80 yards. Brian Baschnagel,
receveur de l’équipe dans les années 80,
se souvient : «Lors d’un match, deux énormes
linemen défensifs l’ont chopé et il est
tombé avec leur masse sur le dos. J’avais presque
arrêté de courir mon tracé pour retourner
au huddle quand j’ai vu arriver la balle. Même le
défenseur qui me couvrait s’était arrêté
de courir, croyant l’action terminée …Rares
sont les QB’s qui auraient réalisé cette
passe. » Une sorte de jusqu’au-boutiste, en somme.
Bien
terminer sa course ...
Les unités défensives adverses avaient beau se
préparer à l’arrêter durant les entraînements,
elles n’arrivaient même pas à le ralentir…
Ce que Walter préférait, c’était
broyer physiquement. C’était un expert à
«bien terminer une course» : lorsqu’il ne
voyait plus de solutions pour traverser une défense,
il ne cherchait jamais à se coucher ou s’échapper
en touche. Il baissait les épaules et fonçait
droit devant. Pendant une course contre la défense de
San Francisco, Payton, ne voyant aucune brèche possible
dans la mêlée, a heurté le DE des 49ers
avec un tel impact que les fans dans les gradins en sont restés
cois. Le gros défenseur, qui pesait au moins 30 kg de
plus que lui, s’est retrouvé allongé sur
le dos. Quant à Payton, il a rebondi en arrière
mais il a maintenu son équilibre et apercevant un trou
s’ouvrir à l’extérieur, devant 10
défenseurs déconcertés et un onzième
assommé, il a parcouru les 20 yards qui restaient jusqu’à
l’en but.
« Sa puissance était extraordinaire » constate
OJ Simpson, l’ancien RB de Buffalo. «Je l’ai
vu se faire allumer mais alors que je m’attendais à
ce qu’il soit enterré sous trois linebackers, il
avait rebondi du choc, maintenu son équilibre et était
déjà en train de longer le bord de touche pour
marquer ».
Il avait une devise que lui avait appris son coach universitaire
« dans tous les cas, si tu dois prendre, ne prends pas
sans rendre ! ». Pendant sa carrière, Payton en
a pris un certain nombre, mais il en a rendu aussi beaucoup.