En
1959, la chance bascule et on lui propose le poste de Head-Coach
chez les Green Bay Packers.
Quand Vince débarque à Green Bay en 1959, l’équipe
n’a pas connu une saison gagnante depuis 1947. Neuf ans
plus tard, lorsqu’il la quittera, il laissera derrière
lui un legs de succès encore inédits dans la NFL.
Ses Packers ont gagné plus de 75 % de leurs matchs, cinq
titres de champions (les 3 titres NFC avant l'unification et
les 2 premiers Super Bowl).
Dés son arrivée aux Packers, Lombardi affiche
la couleur : «Gagner ne deviendra plus un truc occasionnel,
ici…».
Ecoutez cet extrait du premier discours qu’il fait aux
Packers, une équipe qui, la saison précédente,
avait terminé avec une fiche de 1 victoire contre 10
défaites. «Messieurs…Ensemble, nous allons
gagner des matchs. .. Je n’ai jamais été
un coach perdant, et ce n’est certainement pas vous qui
allez me faire perdre …».
Si Vince digère mal les défaites, c’est
dans ces moments-là qu’il est souvent le plus tendre.
Un joueur se souvient : «Une fois, après une défaite,
nous étions tous à l’aéroport. Les
joueurs n’avaient pas le moral. Tout à coup, Coach
Lombardi se lève et nous dit : Venez les gars, c’est
ma tournée. Et du coup, toute l’équipe s’est
retrouvée au bar ! !». Lombardi avait aussi de
l’intuition.
«Je me souviens d’un entraînement où
il m’a traité de grosse vache et dit que j’étais
le pire garde offensif qu’il connaissait» raconte
Jerry Kramer, aujourd’hui membre du Hall of Fame. «Je
me sentais brimé. Puis soudain, Lombardi s’est
rapproché de moi, a posé sa main sur mon épaule
et m’a dit : Fils, un jour tu seras le meilleur».
Une forme de délicatesse à sa manière.

Par
contre, Lombardi détestait les excuses et encore moins
les pleureuses. «J’ai laissé échappé
la passe car j’avais le soleil dans les yeux» ose
s’excuser un jour un receveur. «Monsieur, vous n’êtes
pas payé pour regarder le soleil. Vous êtes payé
pour attraper les ballons». C’était ca aussi,
coach Lombardi !
On le décrit comme un grand orateur… mais aussi
comme un excellent acteur au discours bien étudié.
Sa plus célèbre maxime : « Winning isn’t
everything ; it’s ONLY thing » qu’on peut
traduire par « Gagner n’est pas tout, c’est
LA seule et unique chose… »
Pourtant, il se mettait beaucoup plus en colère à
la suite d’une victoire sans panache qu’après
une défaite où ses joueurs s’étaient
défoncés.