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Le joueur

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Cursus étudiant

undergaduate studentsAux Etats-Unis, une université est un établissement d’enseignement supérieur délivrant des diplômes à trois niveaux : «bachelor», «master» et «doctorate». C’est grosso modo l’équivalent du système français LMD (License, Master, Doctorat) au détail près que le diplôme de «bachelor» s’obtient généralement à l’issue d’un cursus de quatre ans. Ce diplôme est également appelé «undergraduate degree» et les étudiants qui en suivent le cursus sont dénommés «undergaduate students» ou plus simplement «undergrads». Les universités sont également tenues à une activité de recherche au sein des différents départements qui dispensent l’enseignement.
L’enseignement dispensé dans les universités américaines se veut fortement pluridisciplinaires. Les étudiants doivent choisir un sujet d’études principal («major») et le compléter par d’autres cours parmi un large choix qui va des sciences dures à la musique en passant par l’histoire ou le droit.


Cursus étudiant-athlète

La règle est à la fois simple et stricte. L’éligibilité sportive est limitée à quatre ans en NCAA, quelque soit le sport. Ce qui veut dire qu’un étudiant-athlète ne peut participer à un championnat que pendant quatre années. Cela est bien entendu calqué sur les quatre années académiques nécessaires à compléter le cursus.

En NCAA, un joueur ne peut pas rester plus de quatre années dans sa fac. On dénomme alors fréquemment les joueurs selon leurs années d'études :

Freshman (FR) correspond à la première année.
Sophomore (SO) correspond à la seconde.
Junior (JR) correspond à la troisième.
Senior (SR) correspond à la quatrième et dernière saison.

Le cas du Redshirt. Un joueur peut économiser une année d’éligibilité (pour raison médicale ou sportive). Cela lui permet d’avoir cinq années académiques pour ses quatre années d’éligibilité. De ce fait, on parle souvent de « fitfh year senior », soit « senior de cinquième année ». Habituellement l’année de redshirt (du nom du maillot rouge porté par le joueur lors des entraînements) est utilisée la première année pour permettre aux jeunes recrues de se mettre à niveau physiquement et techniquement, puisque le joueur est autorisé à prendre part aux entraînements. Lorsque le joueur entame sa deuxième année académique et donc sa première année d’éligibilité sportive, on parle de « redshirt freshman ».

Un joueur peut également prendre une année de redshirt pour soigner une blessure (et il ne peut alors absolument pas jouer une seule minute en compétition). Il n’y a pas de règle générale pour prendre une année de redshirt. Ainsi, le RB de Penn State Austin Scott était redshirt en 2006, dans son année de senior. Barré par Tony Hunt, il récupèrera en 2007 le poste de titulaire.

Pour en revenir au cas particulier d’un joueur poursuivant ses études, au delà du « Bachelor’s degree », il pourra continuer à jouer pour son équipe seulement s’il lui reste des années d’éligibilité. Donc dans la cas où il n’aurait pas été redshirt durant ses « undergraduate studies », il n’aurait plus le droit de participer aux compétitions.


Clés de voûte : les bourses d'étude

athletic scholarshipsPour jouer dans une équipe universitaire, il faut y être inscrit dans cette université. Hors aux USA, les droits d'inscription en fac sont très chers. L'année universitaire coûte environ 6 500 dollars dans une Université d'État et jusqu'à 40 000 dollars dans les plus prestigieuses. C'est le prix pour profiter du niveau de prestation qu'offre les universités américaines (installations high-tech, qualité des enseignants, logement, nourriture, frais scolaires). Peu d'étudiants peuvent financer totalement leurs études : on a donc recours aux emprunts et au travail étudiant mais surtout aux bourses d'étude (academic scholarship).
C'est surtout vrai dans le domaine du sport. On parle alors de athletic scholarships.
Ce qu'il faut savoir c'est que ces bourses d'études sont très réglementées par la NCAA. C'est même une des clés de voûte du système. Exemple : les universités qui veulent maintenir leur équipe de football en Division I-FBS doivent offrir au moins 200 bourses d’études à des étudiants sur un minimum de seize sports, dont au moins huit sports exclusivement féminins et six masculins ou mixtes. Bien évidemment, le football doit faire partie de ces seize sports. Alternativement, si le total de bourses n’atteint pas 200, l’université doit consacrer au moins 4 millions de dollars à l’ensemble ces bourses.
Autre importance des bourses d'études : la sanction. Quand la NCAA veut sanctionner une université, c'est sur les bourses d'étude qu'elle tape en les limitant.


Le recrutement en lycée

Une des activités majeures d’un coaching staff de College Football est de s’occuper du recrutement de lycéens pour renforcer son équipe et construire l’avenir. Chaque année, le recrutement donne lieu à une véritable bataille pour attirer les meilleurs espoirs. Ces lycéens se voient offrir des bourses d’études et sont, pour les meilleurs d’entre eux, courtisés des mois voire des années avant la fin du lycée. Habituellement, le recrutement est régional, les universités attirant les jeunes joueurs du terroir souvent attachés à rester près de leurs familles et parfois eux-mêmes ardents supporters de l’université locale. Quelques exceptions existent pour certains programmes, comme USC ou Notre Dame par exemple, qui ont un rayonnement national du fait de leur réputation et de leur prestige.

Pour intégrer un programme de Division I, il faut non seulement être un très bon joueur, mais également remplir les conditions d’éligibilité académique. Cette éligibilité se traduit par l’obtention du minimum requis à un test (ACT ou SAT) ainsi qu’un dossier scolaire répondant à certaines règles édictées par la NCAA : obtention du diplôme du lycée et de notes minimales (GPA) dans seize unités de valeurs prédéfinies. Il n’est pas rare que les standards universitaires (GPA requis) soient baissés pour les athlètes, leur permettant ainsi d’être enrôlés dans des établissements de renom et de pouvoir y participer aux compétitions sportives, véritable vitrine pour les universités.

Les joueurs de lycée qui souhaitent jouer au niveau universitaire peuvent faire leur propre publicité auprès des universités, en envoyant par exemple une lettre de présentation accompagnée d’un DVD de highlights. Un business de service de recrutement s’est développé pour aider les candidats dans leurs démarches. Pour les espoirs potentiels, les matches de lycée étant télévisés, les staffs de College Football ont accès aux images et aux comptes-rendus de la presse.

Il existe également un véritable business autour du recrutement, chaque joueur étant noté (de une à cinq étoiles), son jeu décortiqué et analysé. Les universités peuvent donc s’aider de ce catalogage pour les aider à trouver le joueur qu’il leur faut à la position souhaitée.

Quand un programme est intéressé par un joueur de lycée, il peut le contacter sous certaines règles bien précises. Le processus de recrutement s’étale sur une année complète (du 1er août au 31 juillet) par alternance de périodes bien définies au cours desquels les coaches peuvent rendre visite aux recrues visées ou encore les accueillir sur leurs campus lors de visites officielles ou non. L’université se renseigne sur le joueur par divers moyens : contacts avec le joueur et ses proches, avec son coach de lycée ou encore par les rapports des scouts dont le métier est de détecter les éventuelles stars du futur.

Après les entrevues et lorsqu’un joueur et un staff se sont mis d’accord, le joueur donne généralement un accord verbal. Celui-ci est connu de tous les recruteurs potentiels et fait usuellement acte d’engagement. Mais rien n’est joué avant que le joueur signe sa Lettre d’Intention, laquelle l’engage définitivement auprès de son université en échange d’une bourse d’études. Cette signature a lieu chaque année à une date bien précise, début février. Il est d’usage que toutes les lettres soient signées à cette date mais il arrive parfois que certains joueurs retardent leur décision de quelques semaines, comme ce fut le cas l’an dernier pour le WR Vidal Hazelton, dont le père avait initialement refusé de signer la lettre destinée à USC espérant que son fils signerait plutôt à Penn State.

Il n’est pas rare que les joueurs les plus convoités sélectionnent officiellement une demi-douzaine d’universités possibles. A ce petit jeu, des programmes comme USC, Florida, Texas, Notre Dame ou Michigan se taillent la part du lion des recrues à fort potentiel. Riches d’un terreau d’excellents lycéens au niveau régional, ces équipes attirent en premier lieu les meilleurs joueurs de leurs propres états et se permettent même le luxe de faire venir les stars des états voisins.

Il est intéressant de noter que certains programmes aux résultats plutôt faibles sont capables d’attirer de très bonnes recrues, lesquelles y auront la possibilité de jouer immédiatement et d’être sous les projecteurs pendant les quatre ans de leur scolarité sans être barrées par les recrues des années passées.


Eligibilté en NCAA

Il y a quatre règles à respecter pour qu’un joueur soit éligible au football en Division I-A. Autrement dit, un joueur peut s’inscrire en université et être autorisé à participer aux matches de son équipe s’il remplit les conditions suivantes :

- Avoir obtenu le baccalauréat

- Avoir suivi au moins 16 crédits (équivalent à nos unités de valeur, mais ici au niveau du lycée) dans des disciplines prédéfinies (4 en anglais, 3 en maths, 2 en physique ou sciences naturelles, 1 supplémentaire dans l’une des disciplines précitées, 2 en sciences sociales et 4 dans l’une des disciplines précitées ou histoire, philosophie ou religion). Notez que le nombre de crédits peut varier, la valeur de 16 étant celle retenue pour la rentrée d’août 2008 (il était anciennement de 14).

- Avoir obtenu une note moyenne minimale (GPA) sur ces 16 crédits. Le GPA (Grade Point Average) à obtenir dépend de chaque université. Il est plus élevé pour des universités comme Stanford et Boston College qu’à West Virginia ou Texas par exemple.

- Obtenir un résultat suffisant à un test ACT (American College Testing – test en mathématiques, anglais, lecture, raisonnement scientifique) ou SAT (Scholastic Assessment Test – test de raisonnement en mathématiques, lecture et écriture), le résultat dépendant là encore de l’université.

Au niveau de l’âge, il n’y a aucune limite imposée par la NCAA, ni aujourd’hui ni à l’époque où Chris Weinke (champion universitaire 1999, vainqueur de l’Heisman Trophy et des Johnny Unitas et Davey O’Brien Awards en 2000, second QB de FSU à avoir son numéro retiré après Charlie Ward) s’est enrôlé à Florida State.
Il existe néanmoins désormais une règle qui stipule que toute année passée à pratiquer un sport dans une structure organisée hors NCAA est retranchée du capital d’éligibilité. Autrement dit, après six ans passés en Minor League Baseball, Chris Weinke n’aurait pas pu rejoindre les Noles si la règlementation actuelle avait été en vigueur en 1997. Reste enfin le problème de la bourse. Les universités de Division I-A distribuent chaque année 85 bourses (scholarships) pour leurs joueurs de football. L’obtention d’une bourse est conditionnée par l’éligibilité académique mais dépend bien évidemment également du niveau sportif. Rappelez-vous aussi l’histoire de Mike Flynt, joueur de lycée au Texas à Odessa Permian (le lycée de Friday Night Lights !) en 1965 et qui a refusé une bourse partielle d’Arkansas pour rejoindre Ranger Junior College. Après son année de freshman, Mike Flynt a rejoint Sul Ross State University (actuelle Division III) mais s’est fait renvoyé de l’équipe avant son année de senoir après une bagarre sur le campus. Avec une année d’éligibilité restant à son actif, le linebacker a décidé de retenter sa chance en senir avec son univesité de Sul Ross en… 2007 à l’âge de 59 ans. Et il a été pris dans l’équipe…


Partir en NFL

Au niveau sportif, un Freshman est donc effectivement l’équivalent d’un « rookie », même si ce terme n’est jamais usité en College Football. Un joueur qui entamerait sa deuxième année universitaire mais qui aurait fait l’impasse sur sa première année sportive (pour cause de blessure par exemple) serait qualifié de « redshirt freshman » au niveau sportif et de « sophomore » au niveau universitaire. Un joueur transféré d’une autre université ne peut être a minima qu’un « redshirt freshman », puisqu’il aura déjà au moins une année universitaire derrière lui.

L’appellation ne dépend pas du nombre d’années passées dans une université donnée mais dans le cursus universitaire dans son ensemble. Sur la draft de joueurs non diplômés, c’est un phénomène assez commun. Contrairement au basket-ball où l’on voit de temps en temps des lycéens franchir le pas vers la NBA sans passer par l’université (Kobe Bryant ou Kevin Garnett), cela n’arrive jamais en football. La raison est simple : la différence est énorme entre les niveaux lycée et pro. Le passage du College à la NFL est d’ailleurs également une grosse marche à gravir, ce que l’on constate aisément en observant que les meilleurs universitaires ont besoin de quelques années avant de briller tout en haut de la NFL. Quant aux raisons qui poussent les universitaires à tenter leur chance en NFL avant de terminer leur cursus universitaire, elles sont évidemment financières.

Schématiquement, on pourrait dire que si un undergraduate (étudiant non diplômé) s’inscrit à la Draft NFL c’est qu’il est pressenti pour être choisi au premier tour. Dans ce cas, c’est un contrat de plusieurs millions de dollars qui s’offre à lui. Si une blessure venait à mettre sa carrière en péril, il vaut mieux qu’elle intervienne après la signature du contrat NFL que lors d’une éventuelle dernière année universitaire, auquel cas la sélection à la Draft de l’année suivante serait loin d’être assurée. Même en NFL, un contrat de travail reste un contrat de travail. Après signature, un joueur blessé qui devrait mettre un terme à sa carrière serait protégé par le Code du Travail américain. Quand on sait que le salaire annuel minimum d’un joueur NFL est supérieur au million de dollars, on comprend que les joueurs universitaires n’hésitent pas trop à abandonner leurs études pour rejoindre les pros. Le choix n’est pas toujours évident. Ainsi Vince Young aurait pu profiter d’une dernière année de rêve à Texas où il était (et reste) vénéré comme un dieu. Mais l’appel des dollars a été plus fort. Au contraire, Paul Posluszny a choisi de rempiler pour son année de senior après s’être blessé au genou à l’Orange Bowl au sortir d’une saison fantastique qui lui assurait une sélection au premier tour de la Draft. Malgré une bonne saison 2006, le « Poz » n’a été drafté qu’au second tour en avril dernier.

Le cas Robert Meachem n’est pas particulièrement « spécial ». L’ancien Volunteer a connu de petits problèmes au genou durant ses années à Tennessee. Ce qui ne l’a pas empêché de s’affirmer comme l’un des meilleurs receveurs du pays. Sa blessure au genou ne devrait pas l’empêcher de devenir une star au niveau pro. Le head coach des Saints Sean Payton affirme d’ailleurs avoir été au courant des problèmes de ménisque de Meachem au moment de sa sélection à la Draft 2007. Une opération n’étant pas rédhibitoire pour le jeune joueur, il aurait été suicidaire de ne pas sauter sur l’occasion de drafter un joueur qui va apporter énormément à l’attaque des Saints, en complément du duo McAllister-Bush.

A noter : Il n’y a pas d’âge minimum pour intégrer la NFL, mais tout joueur ne peut être éligible que s’il a terminé le lycée depuis au moins trois ans. A la base, cette règle avait pour objectif d’empêcher de trop jeunes athlètes de se frotter à des joueurs plus âgés et plus forts physiquement qu’eux. Ainsi, en 2004, les sophomores Maurice Clarett (RB, Ohio State) et Mike Williams (WR, USC), alors âgés de 20 ans, ont été déclarés inéligibles à la Draft. Cette règle NFL censée protéger les jeunes athlètes a été mise en défaut à la Draft 2007 lors de laquelle le DT de Louisville Amobi Okoye a été drafté par les Houston Texans à l’âge de 19 ans. Il était en effet éligible selon les règles de la NFL, ayant terminé le lycée à l’âge de 16 ans.






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