Actuellement
30, leur nombre évolue au fil des ans
en fonction des disparitions de sponsors et des créations
de nouveaux.
Si on y ajoute les 5
Bowls BCS, cela fait 70 équipes qui
finissent leur saison par un Bowl (soit environ 1 équipe
sur 2). On comprend, dés lors, l'intérêt
des équipes de divisions inférieures à
vouloir intégrer l'elite. On comprend aussi l'attachement
des équipes à ce système de redistribution
profitable au plus grand nombre (un comble au pays de l'ultra-libéralisme
économique). On touche aussi du doigt les limites du
soit-disant amateurisme de la NCAA.
Autrefois
le prestige d'un bowl était lié à son ancienneté.
Maintenant le montant du pactole est devenu un enjeux non négligeable.
L’équation
est on ne peut plus simple : « big match = big money ».
Sur ce constat enfantin est basé toute la philosophie
de la post-saison de la FBS
: organiser des bowls permet de générer des bénéfices
énormes (publicité locale et nationale, billetterie
pour les étudiants qui se déplacent en masse,
marketing et produits dérivés, etc…) dont
une partie est reversée aux conférences et sert
à financer le déplacement de ses équipes
et de leurs staffs vers les villes hôtes ou encore à
alimenter les budgets des Athletic Departments des universités
qui leur sont affiliées. Il y a donc tout à gagner
pour les universités à multiplier les participations
de leurs conférences dans les bowls de fin de saison,
tout comme il est avantageux en terme d’image et d’exposition
médiatique pour les sociétés américaines
de sponsoriser l’organisation de ces bowls.
En
outre, l’organisation des bowls de post-saison permet
d’impliquer plus de la moitié des programmes et
la totalité des conférences. Ainsi, même
une équipe dont le bilan la prive d’invitation
à la post-saison touche une rétribution via la
redistribution du montant total glané par sa conférence
dans différents bowls.
Généralement,
les bowls sont sponsorisés par des sociétés
implémentées dans les villes organisatrices. L’existence
d’un bowl et sa survie dépendent fortement du soutien
apporté par son sponsor. Ainsi, faute de renouvellement
de contrat, certains bowls ont disparu. La licence attribuée
par la NCAA peut également être retirée
à un bowl, comme ce fut le cas en 2005 pour le Silicon
Valley Football Classic qui s’est avéré
ne pas être financièrement viable. A l’inverse,
d’autres bowls peuvent voir le jour, par exemple l’International
Bowl en janvier 2007. A la faveur de l’arrivée
de nouveaux sponsors, les noms des bowls peuvent changer : ainsi
le Chick-fil-A Bowl n’est autre que l’ancien
Peach Bowl tandis que le Capital One
Bowl est plus connu sous son ancienne dénomination
de Citrus Bowl. La présence de stades
couverts dans certaines villes des états du Nord a permis
d’y organiser des bowls, comme c’est le cas à
Detroit avec le Little Caesars Pizza Bowl (ex Motor
City Bowl). L’organisation de bowls n’est
donc plus l’apanage des états ensoleillés
du sud et de l’ouest des Etats-Unis.
La plupart des bowls
signe des accords avec les conférences, assurant ainsi
la participation automatique d’une équipe de telle
conférence à un bowl donné. Le sponsoring
ainsi que les accords avec les conférences (ou les Indépendants)
sont temporaires et peuvent donc changer au bout d’un
temps. La rétribution reversée par un bowl est
fortement corrélée à son prestige, lui-même
dépendant de la qualité de la confrontation qu’il
propose. C’est ensuite un cycle qui s’entretient,
les bowls les plus fameux signant des accords pour pouvoir inviter
le gratin des meilleures conférences à qui ils
paient de grasses rétributions pour contribuer à
maintenir leur image de marque, tandis que les super-programmes
gagnent en reconnaissance nationale et en réputation
en participant aux plus cotés des bowls de post-saison.