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N°6 - Avril 2007


Dernières brèves

Suite à la fusillade meurtrière du 16 avril, Virginia Tech a décidé de mettre un terme à sa préparation printanière en annulant les derniers jours d’entraînement ainsi que la confrontation entre joueurs de l’équipe qui clôt habituellement la session de printemps (« Spring Game »). Aucun des joueurs de l’équipe ne fait partie des trente deux victimes mais l’état de choc dans lequel la tuerie a plongé l’université a poussé la Direction à annuler une partie des activités sportives des Hokies, football inclus.

Saison fortement compromise pour le RB de Syracuse Delone Carter. Au cours d’un entraînement, Carter s’est disloqué la hanche en percutant un défenseur. D’après le coach de l’Orange Greg Robinson, la blessure prendra du temps à soigner et devrait priver Syracuse de son coureur n?1 pour la saison 2007. Du coté du corps médical, on estime qu’il faudra au moins six mois pour déterminer si Delone Carter récupèrera totalement ou s’il devra mettre un terme à sa carrière.
Eddie Robinson est décédé début avril à l’âge de 88 ans des suites de la maladie d’Alzheimer détectée peu après son retrait en 1997. Robinson détient avec 408 victoires (pour 165 défaites et 15 nuls) le record de Division I (I-AA). Head coach de Grambling State pendant 56 ans, il a été le premier coach à franchir la barre des 400 victoires en College Football. Le record absolu de victoires en College Football est détenu par John Gagliardi de Saint John’s University (Division III) avec 443 unités acquises en 58 ans. En Division I-A, Bobby Bowden (Florida State) mène le palmarès avec 366 victoires en 41 années (4 à Howard College, 6 à West Virginia et 31 à FSU) devant Joe Paterno (Penn State) et ses 363 victoires en 41 années passées à la tête des Nittany Lions.

Premiers pronostics 2007 : les conférences mineures

Après s’être aventuré à pronostiquer les tendances 2007 dans les conférences majeures, CFC se penche dans cette chronique sur les conférences mineures. Pour chacune d’entre-elles, analyse des forces en présence.

C-USA

East

Comme l’an passé, la Division East de la conférence USA semble promise à Southern Mississippi. La défense des Golden Eagles retourne huit titulaires tandis que l’attaque pourra à nouveau compter sur le RB Damion Fletcher. Il faudra néanmoins équilibrer davantage la force de frappe offensive en s’appuyant sur le jeu de passe du QB Jeremy Young si Southern Miss veut éviter de laisser plumes et illusions lors de ses sorties automnales à UTEP et East Carolina.

C’est justement East Carolina qui pourrait priver Southern Miss du Conference Title Game. La relative faiblesse de la Division East au sein de la C-USA peut permettre aux Pirates d’y remporter toutes ses rencontres, y compris celle contre Southern Miss. Pour espérer remporter la Division, il faudra tout de même limiter la casse contre les adversaires de la Division West, notamment lors des déplacements à Houston et UTEP. Perdre tout à la fois son QB (James Pinkney) et ses meilleurs WR (Aundrae Allison) et RB (Brandon Fractious) ne simplifiera pas les choses. Au nouveau QB Todd Fitch de rendre les ambitions d’East Carolina réalisables.

West

Houston ne semble pas avoir de concurrence dans la Division West pour conserver son titre et défendre celui de la C-USA même si la confrontation contre son principal concurrent aura lieu à l’extérieur, à UTEP. Les Cougars renforcent une défense déjà solide l’an passé. En revanche, ils perdent leur receveur vedette Vincent Marshall, leur plus prolifique RB Jackie Battle (15 TD en 2006) et surtout le QB star Kevin Kolb, sans doute le meilleur de l’histoire de la conférence (près de 13000 yars et 85TD en quatre ans). Mais la relève pointe le bout du nez avec le QB Blake Joseph ou encore les WR et RB Donnie Avery et Anthony Aldridge, déjà très impliqués en 2006.

UTEP (University of Texas El Paso) a une carte à jouer dans la course au titre de division. Houston, East Carolina et Southern Miss viennent tous jouer à El Paso. De quoi nourrir quelques légitimes ambitions. Encore faudra-t-il être un peu plus consistant en attaque, notamment au niveau de la ligne offensive, et qu’un nouveau QB émerge pour remplacer Jordan Palmer. Les Miners ont quatre candidats au poste (Kyle Wright, Trevor Vittatoe, Brandis Dew et Lorne Sam) ce qui peut permettre une saine et productive concurrence pour le poste de titulaire.

Mountain West

Texas Christian University visera cette année rien de moins qu’une qualification à un BCS bowl. Autant dire que le titre de la Mountain West n’est qu’une étape et surtout une nécessité. TCU aura l’avantage de conserver une défense déjà redoutable en 2006 et de bénéficier à nouveau d’une puissance offensive sans égale dans la conférence. Le remplacement du QB Jeff Ballard, qui pourrait à première vue apparaître comme un souci pour les Horned Frogs, n’est en fait qu’une formalité tant le nouveau titulaire Marcus Jackson semble en mesure d’être encore plus performant que son aîné. Même le prestigieux Texas pourrait faire les frais d’une équipe de TCU taillée pour être le Boise State de 2007.

Utah pourrait prétendre au titre de la Moutain West s’il parvenait à s’imposer à TCU et chez le grand rival Brigham Young. Sans doute beaucoup plus difficile à faire qu’a écrire. Avec des renforts issus de Junior College aux postes clés, les Utes ont pourtant les moyens de leurs ambitions. D’autant que le QB Brian Johnson revient aux commandes après une année passée à soigner une blessure. Avec un peu plus de rigueur en défense, Utah pourrait créer quelques surprises malgré un calendrier assez délicat.

Brigham Young University aura pour objectif cette année de conserver son titre conquis en 2006. La concurrence de TCU et Utah sera probablement trop forte pour permettre aux Cougars d’atteindre ce but. Malgré un calendrier favorable, puisque BYU accueille à Provo ses deux principaux rivaux, la perte du QB John Beck paraît insurmontable. Ajoutée à celles du TE Jonny Harline et du RB Curtis Brown, elle laisse une attaque en chantier. De l’autre coté de la balle, les Cougars perdent également le LB Cameron Jensen, véritable pivot de la défense, mais l’excellence atteinte en 2006 devrait être reconduite en 2007 sans trop de problème. Cela pourrait néanmoins s’avérer insuffisant pour remporter le titre de conférence.

Western Athletic

Après une fantastique année 2006, Boise State peut-il rééditer une saison qui le mène jusqu'à un BCS bowl ? Les Broncos perdent le QB Jared Zabransky mais pourront compter sur le RB Ian Johnson, héros du dernier Fiesta Bowl. L’attaque pourrait ne pas trop souffrir des changements d’intersaison, ce qui n’est pas le cas de la défense, décimée au niveau des linebackers. Contrairement à l’an passé, Boise State devra jouer à Hawaii et à Fresno State. Néanmoins, l’équipe aux 86 victoires en huit ans a les moyens, le mental et l’inertie pour elle. Si le titre de la WAC ne devrait pas échapper aux Broncos, il sera plus difficile de se qualifier pour un BCS bowl avec la féroce concurrence de TCU pour le précieux sésame.

La saison 2007 d’Hawaii peut se résumer à un nom : Colt Brennan. Le QB des Warriors a été stratosphérique en 2006 (5549 yards, 58 TD – record NCAA) et devrait être exosphérique pour son année de senior. Si Hawaii doit concentrer son renforcement offensif sur la position de RB, il doit surtout consolider sa défense. Nul besoin d’une défense de fer mais juste d’un bloc suffisamment solide pour ne pas accorder 50 points par match, ce qui devrait correspondre grosso modo à la moyenne offensive des Warriors. Boise State et Fresno State viennent jouer à Hawaii. Le reste du calendrier n’est pas insurmontable. Hawaii peut-il atteindre un BCS bowl ? Avec Boise State sur la route et TCU favori des spécialistes, la route vers l’un des « Big Five » n’est pas pavée de diamants. Pourtant la confrontation entre Colt Brennan et l’une des super-puissances du College Football dans un bowl en janvier prochain est un spectacle dont beaucoup de fans rêveraient.

Le troisième larron prétendant au titre de la WAC est Fresno State. Depuis deux ans les Bulldogs jouent en deçà des attentes mises en eux, au vu du talent qui inonde à la fois attaque et défense. Décevant en 2006, le QB Tom Brandstater doit absolument confirmer les espoirs placés en lui. D’autant plus que le RB Dwayne Wright s’est inscrit en avance à la draft NFL, ce qui place la majorité des options offensives sur le jeu de passe. Avec Boise State en visite à Fresno et un voyage à Hawaii, Fresno State pourrait au mieux partager les points. Une deuxième place dans la conférence comme en 2005 serait une belle performance. Un titre de la WAC serait un véritable exploit.

Sun Belt

Vainqueur de la conférence en 2006 grâce à un court succès à Middle Tennessee, Troy sera à nouveau dans la course en 2007 avec pour objectif de défendre chèrement son titre.
Aidé par le meilleur recrutement de la Sun Belt qui rejoint une équipe largement reconduite des deux cotés de la balle, les Trojans semblent encore mieux armés que l’an passé. Si la défense parvient à jouer au niveau de l’attaque emmenée par le QB vétéran Omar Haugabook, le titre est à portée de main.

Battus d’un fil à la surprise générale par Troy pour le titre de la Sun Belt l’an passé, Middle Tennessee s’annonce cette année encore comme un favori de la conférence. Avec un recrutement solide et des arrivées en provenance de Junior College pour renforcer une défense qui devrait être la meilleure de la conférence, les Blue Raiders ont une équipe potentiellement plus forte qu’en 2006. Mais il faudra compter avec les départs du QB Clint Marks et du RB Eugene Gross qui affaibliront partiellement l’attaque. Middle Tennessee aura néanmoins tout le temps de peaufiner son jeu offensif avant le dernier match de la saison à Troy qui déterminera sans doute le champion 2007 de la Sun Belt.

Arkansas State devra se contenter d’une troisième place dans cette conférence, tout comme en 2006. Les Indians se sont eux aussi renforcés avec des joueurs de Junior College et s’appuiera de façon récurrente sur son solide jeu de course avec notamment le RB Reggie Arnold. Malheureusement, le poste de QB apporte moins d’assurance et la défense a encore besoin de beaucoup d’ajustements. Au total, Arkansas State sera un peu court pour disputer la tête de la Sun Belt à Troy et Middle Tennesse mais se consolera avec une saison solide couronnée par un bowl fin décembre.

Mid-American

East

Ohio devrait logiquement conserver son titre de la Division East profitant de la faible concurrence qui lui sera opposée. Comme l’an passé, la tactique sera de profiter d’un solide jeu au sol, avec son RB Kalvin McRae, et de limiter la casse en défense. En perdant tous ses linebackers, la mission ne s’annonce pas si facile et les Bobcats gagneraient à davantage équilibrer leur attaque. Mais on voit mal comment ils pourraient améliorer leur jeu aérien si bien que tout devrait se résumer à un pilonnage en règle à la course et un contrôle de l’horloge. De quoi remporter la division, mais il ne faut pas espérer grand-chose de plus.

Abominable l’an passé malgré une somme toute bonne défense, Akron a les moyens cette année de retrouver le haut du classement de la Division East. Pour cela, la recette consiste à rapidement consolider la défense orpheline d’une partie de son secondary et surtout à mettre en place un jeu au sol digne de ce nom. D’autant plus que le QB Luke Getsy sera remplacé par un QB inexpérimenté et que les Zips ne peuvent pas se permettre d’être fragiles sur les deux aspects offensifs. Malgré tout, les jeunes QB Carlton Jackson et Chris Jacquemain sont deux options intéressantes et pleines de promesses.

West

Le champion 2006 de la MAC sera à nouveau favori pour remporter la Division West en 2007. Central Michigan devrait être explosif en attaque avec un jeu aérien très performant sous les ordres de son QB Dan LeFevour et un jeu au sol que l’on annonce bien plus percutant que l’an passé. Le seul problème des Chippewas semble être la ligne défensive qui perd quelques bons éléments. Globalement, Central Michigan ne devrait pas trop peiner à atteindre son objectif de conserver le titre de la MAC.

Toledo est en mission de réhabilitation au niveau de la MAC après une saison 2006 difficile. Avec un bon mix de recrues et de titulaires de l’an passé, les Rockets s’appuieront avant tout sur leurs RB Morgan Williams et Hosea Simpson pour dérouler en attaque. Le jeu de passes sera confié à D.J. Lenehan ou Travaris Cadet, l’heureux élu ayant la lourde tâche de devoir lui donner de la consistance en support du jeu au sol. Si l’équilibre se fait, les courtes défaites de l’an passé pourraient assez facilement se transformer en victoires et Toledo retrouver un rang plus conforme à son statut.

 

... zoom .... zoom .... (par Blaise Collin)

Ils ont eu tous les honneurs en 2006. Seront-ils à la hauteur en 2007 ?

C-USA

Quintin Demps (DB, UTEP)
Jarett Dillard (WR, Rice)
Damion Fletcher (RB, Southern Mississippi)
Doug Legursky (OL, Marshall)
Cody Slate (TE, Marshall)

Mountain West

Antwan Applewhite (DL, San Diego State)
Tommy Blake (DL, TCU)
Travis Brown (WR, New Mexico)
Rodney Ferguson (RB, New Mexico)
Drew Fowler (LB, Air Force)
Brian Johnson (QB, Utah)
Chase Ortiz (DL, TCU)

Western Athletic

Davone Bess (WR, Hawaii)
Ezra Butler (DL, Nevada)
Colt Brennan (QB, Hawaii)
Jeff Cavender (OL, Boise State)
Ryan Clady (OL, Boise State)
Nick Cleaver (TE, New Mexico State)
Chase Holbrook (QB, New Mexico State)
Ian Johnson (RB, Boise State)
Dwight Lowery (DB, San Jose State)
David Vobora (LB, Idaho)
Chris Williams (WR, New Mexico State)
Dwayne Wright (RB, Fresno State)

Sun Belt

Gary Banks (WR, Troy)
Calvin Dawson (RB, Louisiana-Monroe)
Tyrell Fenroy (RB, Louisiana-LaFayette)
Tavares Jones (DL, Middle Tennessee)
Tyrell Johnson (DB, Arkansas State)
Damon Nickson (DB, Middle Tennessee)
Lionell Singleton (DB, Florida International)
Erik Walden (DL, Middle Tennessee)

MAC

Bryan Anderson (WR, Central Michigan)
Larry English (DL, Northern Illinois)
Dan LeFevour (QB, Central Michigan)
Kory Lichtensteiger (OL, Bowling Green)
Kalvin McRae (RB, Ohio)

Vos réactions et vos questions sur la
Chronicle du College Football :
ask_cfc@yahoo.com

Toutes les questions seront, dans la mesure du possible, répondues personnellement. Les meilleures d’entre-elles apparaîtront dans cette rubrique.
Quelle différence existe-t’il entre une université « normale » et celle avec le même nom mais suivie d'un suffixe comme "state", "tech", "A&M" ? Quel enseignement y dispense-t'on ? Avec quel argent ? Quelles sont les facs les plus importantes en nombre d'étudiants ? Les plus renommées du pays ? Pourquoi les grandes facs célèbres font partie de l'Ivy League et non de la Division I ?- Greg aka Belette.

Effectivement, dans toutes ses dénominations, on s’y perd… Aux Etats-Unis, une université est un établissement d’enseignement supérieur délivrant des diplômes à trois niveaux : « bachelor », « master » et « doctorate ». C’est grosso modo l’équivalent du système français LMD (License, Master, Doctorat) au détail près que le diplôme de « bachelor » s’obtient généralement à l’issue d’un cursus de quatre ans. Ce diplôme est également appelé «undergraduate degree » et les étudiants qui en suivent le cursus sont dénommés « undergaduate students » ou plus simplement « undergrads ». Les universités sont également tenues à une activité de recherche au sein des différents départements qui dispensent l’enseignement.

Le terme « College » est également fréquemment employé pour désigner des établissements d’enseignement supérieur. Il désigne en toute rigueur ceux d’entre eux qui ne proposent que des « bachelor degrees » et dont les activités de recherche sont de ce fait limitées. Des « abus » de langage existent néanmoins, certains « colleges » utilisant le nom d’« university » sous prétexte d’offrir un ou deux diplômes de master. A l’inverse, certaines universités ont conservé leur appellation de « college » pour des raisons historiques. C’est le cas par exemple de Boston College. Il est de toute façon d’usage d’utiliser la dénomination de « college » pour se référer à l’un ou l’autre des types d’institutions. Tous les étudiants d’universités sont des « college students » et les diplômés sont des « college gradutates ».

Les universités américaines sont réparties en deux catégories : les publiques et les privées. Les universités publiques sont financées et gérées par les états. Chacun des cinquante états possède au moins une université publique qui porte sont nom. L’université peut être répartie sur plusieurs campus (ex : « Universtity of California » possède des campus à Berkeley, Davis, Irvine, LA, Merced, Riverside, San Diego, San Francisco, Santa Barbara et Santa Cruz). Plus que d’université, dans ce cas, il faut parler de « système » (c’est le mot consacré, on parle du « University of California System »). Dans certains états, comme la Californie, il peut exister plusieurs de ces systèmes. On a alors recours à une autre dénomination, « California State University System » par exemple. Quelle est alors la différence qui peut exister entre Oregon et Oregon State ? Aucune ! Ce sont deux systèmes différents qui portent tous les deux le nom de l’état par lequel ils sont gérés. Là où l’affaire se corse, c’est que si Pennsylvania State University est bien une université publique gérée et financée par l’état de Pennsylvanie, l’université de Pennsylvanie (University of Pennsylvania, plus simplement appelée Pennsylvania ou Penn) est une université privée. Mais qui reçoit tout de même des fonds publics de la part de l’état de Pennsylvanie ! Ces fonds sont par exemple alloués pour que les universités poursuivent des programmes de recherche.

La différence principale entre universités publiques et privées vient essentiellement de la gestion et dans une moindre mesure du financement. Les universités privées ont un contrôle absolu de leurs critères de recrutement et peuvent de ce fait avoir des politiques à la limite du discriminatoire. Pour les universités publiques, l’état décide de tout ce qui touche à la gestion de l’université. Les universités privées ont également le contrôle sur la teneur des enseignements. Beaucoup d’institutions privées sont contrôlées par des organisations religieuses et sont de ce fait autorisées à enseigner les préceptes de leur religion. Le financement principal des universités privées provient des frais d’inscription (plus de $40000 par an à Harvard ou Princeton, en moyenne $16000 pour les universités privées et $5000 pour les publiques). Il y a également des collectes de fonds privés ou des donations d’anciens étudiants (« alumni »). Les étudiants qui s’inscrivent dans les universités publiques de l’état de leur domicile (disons plutôt de celui des leurs parents) bénéficient de frais d’inscription réduits. Il n’y a en général aucun moyen de savoir d’après son nom si une université est privée ou publique. Le suffixe « State » assure que l’université est publique tout comme, en général, le fait de porter le nom de l’état. L’exception de Pennsylvania s’explique par son ancienneté puisqu’il s’agit de la plus ancienne université du pays. Les universités les plus renommées sont toutes privées, notamment celle de l’Ivy League (voir plus loin pour un classement des universités et une explication sur l’Ivy League).

L’enseignement dispensé dans les universités américaines se veut fortement pluridisciplinaires. Les étudiants doivent choisir un sujet d’études principal (« major ») et le compléter par d’autres cours parmi un large choix qui va des sciences dures à la musique en passant par l’histoire ou le droit. Certaines universités sont plus spécialisées dans certains domaines (l’école de droit de Harvard est par exemple la plus réputée). Les universités qui axent leur enseignement et leur recherche sur les domaines scientifiques et techniques prennent parfois le nom de « Institute of Technology ». Evidemment le fameux « Massachusetts Institute of Technology », plus connu sous son acronyme de MIT, en est le plus célèbre représentant. En abrégé, on ne conserve que le « Tech ». Georgia Institute of Technology est donc simplement appelé Georgia Tech. Autre suffixe, A&M signifie « Agricultural and Mechanical » et réfère à l’enseignement principalement dispensé à l’institution qui en porte la dénomination. Dans la plupart des cas (Texas A&M par exemple), l’enseignement s’est fortement diversifié depuis la création de l’université, et le suffixe n’est conservé que pour des raisons historiques.

Les classements des meilleures universités sont comme pour tout classement largement débatables compte tenu des nombreux critères qui peuvent entrer en ligne de compte. On peut néanmoins se fier à celui d’U.S.News :

1. Princeton University
2. Harvard University
3. Yale University
4. California Institute of Technology
4. Stanford University
4. Massachusetts Inst. of Technology
7. University of Pennsylvania
8. Duke University
9. Dartmouth College
9. Columbia University
9. University of Chicago
12. Cornell University
12. Washington University in St. Louis
14. Northwestern University
15. Brown University
16. Johns Hopkins University
17. Rice University
18. Vanderbilt University
18. Emory University
20. University of Notre Dame
21. Carnegie Mellon University
21. University of California - Berkeley

L’université de Californie à Berkeley est la première université publique du classement.

En terme de nombre d’étudiants, le classement est (année 2006-2007) :
1. 51818: The Ohio State University - Columbus, OH
2. 51520: University of Florida - Gainesville, FL
3. 51234: Arizona State University (Tempe Campus) - Tempe, AZ
4. 50402: University of Minnesota Twin Cities - Minneapolis / St Paul, MN
5. 49738: The University of Texas - Austin, TX
6. 46907: University of Central Florida - Orlando, FL
7. 45520: Michigan State University - East Lansing, MI
8. 45487: Texas A&M University - College Station, TX
9. 44038: University of South Florida - Tampa, FL
10. 42914: The Pennsylvania State University (University Park) - University Park, PA

Parmi les institutions les plus réputées se trouvent celles, toutes privées, de l’Ivy League : Brown, Columbia, Cornell, Dartmouth, Harvard, Princeton, Pennsylvania et Yale. A l’origine, l’Ivy League est une conférence athlétique au même titre que la Pac-10 ou la SEC. Par extension, on désigne par « Ivy League » l’ensemble des huit institutions qui la composent. Son origine officieuse remonte à 1852, date d’une rencontre nautique entre Harvard et Yale. Jusqu’en 1954, date officielle de la création de l’Ivy League, les « Ivies » se sont affrontés sportivement dans un cadre non réglementé. L’Ivy League est une conférence de la Football Championship Subdivision (anciennement Division I-AA). Les huit prestigieux Ivies participent donc au College Football de Division I. Du fait de leurs hauts standards académiques, les universités de l’Ivy League n’ont aucun désir (et aucun intérêt !) de rejoindre la Football Bowl Subdivision (ex Division I-A). En premier lieu, cela exigerait, d’après le règlement NCAA, qu’elles attirent une moyenne de 15000 spectateurs par match (voir CFC n?3), ce qui pourrait poser problème aux plus petites d’entre elles. Ensuite se poserait le problème de la compétitivité. Il faut se rappeler que Temple s’est vu exclu de la Big East parce que ses résultats étaient insuffisants et qu’en conséquence il ne parvenait plus à respecter la règle des 15000 spectateurs. Or, les Ivies se doivent avant tout de maintenir un haut degré d’excellence et seraient donc obligées de trouver des athlètes de haut niveau (pour être compétitives) qui soient au même niveau académique que tous leurs autres étudiants (pour le maintien des standards académiques). Autant dire que la mission est quasiment impossible. Sans compter qu’au final l’intérêt sportif de jouer en FBS est très largement dépassé par celui que procure le statut d’élite mondiale des établissements d’enseignement supérieur.

Got game ?

Un jeu spectaculaire de College Football en vidéo.

Où : www.youtube.com/watch?v=_bM4sEmaFLQ
Quoi : plaquage défensif.
Quand : 19 Novembre 2005, Louisiana State @ Mississippi.
Qui : LB Patrick Willis.
Comment : LSU sur la ligne des 6 yards de Mississippi. 3rd down & 1. Le LB d’Ole Miss Patrick Willis retourne le RB de LSU Justin Vincent sur une tentative à la course.


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