Et
pourtant ! On aurait bien envie de leur reprocher de n’être
pas revenus plus tôt en seconde mi-temps, pour faire durer
le suspense plus longtemps.
Retour
en milieu de quatrième quart temps : les Chevaliers sont
largement menés 33 à 18 et on se dit que le match
est d’or et déjà plié. Quand un «hourra»
retentit des tribunes pour saluer le 4ième puis le 5ième
TD des Orléanais. Il reste cinq minutes et trois tout
petits points pour faire la différence. C’est la
folie dans le stade et chacun retient son souffle. Malheureusement
l’arbitre principal met un terme prématurément
à ce fabuleux moment de plaisir. Debouts, les mains sur
le visage, les supporters des Chevaliers sont agares …
tout comme leurs joueurs. A trois points du bonheur !
Et
si ?
Et
si les chevaliers n’avaient pas ratés toutes leurs
transformations, … s’ils n’avaient pas encaissé
un safety stupide en premier quart temps, … peut-être
que ! Et on se prend à refaire le match.
Une
certitude néanmoins. Le défaite des Chevaliers
ne semble pas due à un match époustouflant des
Centurions. Ces derniers sont restés constants, invariables,
déployants des tactiques déjà vues en play-offs.
On peut même affirmer qu’ils ont été
moins en veine que dans leurs matchs précédents.
A part une longue course pour TD de 40 yards sur interception
(de JP Latour) dans le dernier quart temps, les coureurs nimois
n’ont pas réellement fait le spectacle, comme à
leur habitude. Le QB des Cent’s, pourtant MVP du match,
a connu des grands moments de flottement avec de nombreuses
passes incomplètes.