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EQUIPES

REGLES
Division 2
Demi finale - 2006
Iron-Mask
(Cannes)
21 - 22
Servals
(Clermont)
1er QT
14 - 00
2ième QT
07 - 07
3 ième QT
00 - 07
4 ième QT
00 - 08
Nb touch down : 3
Nb transformation (au pied) : 3
Nb transformation (main) : 0
Nb field goal : 0
Nb safety : 0
3 : Nb touch down
2 : Nb transformation (au pied)
1 : Nb transformation (main)
0 : Nb field goal
0 : Nb safety


 
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La confiance vient en jouant ...
Mai 2006  
Par Belette

Quand le sport vous rappelle à sa véritable essence ; celle de la persévérance, de l’effort et de la concentration … cela vous fait comme une bonne piqûre de rappel. Une piqûre administrée par une valeureuse équipe auvergnate, venu de ses montages pour défier le club star de cette division, depuis deux ans.

La première interrogation sur ce match nous vient du parking du stade. Point du bus immatriculé dans le Puy-de-Dôme, mais juste de simples mini cars. Et c’est la panique dans les têtes : avec la distance et ce soleil, on se laisse à penser que les visiteurs doivent être à point pour être manger en hors d’œuvre, sans fourchette ni cuillère. C’était sans compter sur la ruse du staff clermontois. Prévoyant, ce dernier a fait loger son petit monde, la vielle au soir, dans la ville d’Aix-en-Provence. Rappelons aussi que cette équipe se présente à cette confrontation après deux défaites suspectes, dans lesquelles ces Servals auraient joué petitement pour en garder sous la semelle, prétendent les mauvaises langues.

C’est pourtant à un découpage en règle des visiteurs que l’on assiste dans le premier quart temps. Impossible pour eux de sortir de leur moitié de terrain. Le duo entre le QB cannois #8 et son receveur #82 fonctionne à plein et permet à cette formation des Iron-Masks d’inscrire deux TD ponctués par des courses spectaculaires.




 

Le deuxième quart temps sera à l’image du premier. A ceci prêt que le QB cannois se fait plus souvent intercepter. Qu’à cela ne tienne, l’équipe cannoise change de stratégie et décide de construire drive par drive pour se présenter devant la end-zone et inscrire un TD, tout en puissance. A ce moment du match, on ne se fait plus d’illusion sur les chances clermontoises tellement les Irons sont forts dans tous les compartiments du jeu. Heureusement pour Clermont, un miracle se produit en tout fin de mi-temps, lorsqu’un plaquage mal effectué par un dernier défenseur cannois ouvre un couloir énorme à un coureur des Servals qui s’empresse pour s’y engouffrer et inscrire un TD de l’espoir.

C’est un tout autre visage que nous offre cette équipe cannoise, en seconde mi-temps. Complexe de supériorité, fatigue, panique, … difficile à expliquer ! Reste qu’ils vont donner l’impression d’être dépassés par les évènements. Et pourtant, les Servals ne vont pas sortir la tactique des grands soirs. Ils vont juste se montrer plus conservateurs, plus puissants en misant beaucoup plus sur leur maître à jouer Thomas Chakarian, épaulé par Amine Mennadi sans nul doute les deux héros de ce match ou plus exactement de cette seconde mi-temps. Ils vont nous gratifier d’un festival de courses dévastatrices au centre du terrain. Tentatives après tentatives, les Servals vont user les défenseurs adverses qui n’arrivent plus à stopper le rouleau compresseur. Le TD arrive donc fort logiquement, même s’il faut s’y reprendre à deux fois, à cause d’une décision arbitrale équivoque. C’est à ce moment du match que les choses vont se compliquer pour Cannes. Prise de panique, l’attaque des Irons va tout miser sur un jeu de longues passes par l’entremise de son duo QB#8-Receveur#82. Seulement à force de trop tirer sur la corde, la défense clermontoise s’ajuste pour ne plus se faire berner. Total, les interceptions se multiplient et Cannes dilapide ses tentatives.

Ce sera encore plus vrai dans le dernier quart temps, où a défense anti-aérienne de Clermont s’en donne à cœur joie. De son côté, Chakarian et sa ligne offensive continue de faire des merveilles à la course. Comme en 3ième quart temps, le TD des Servals vient sceller logiquement leur progression au sol. Et quand on a la main, on ne la lâche pas ! Voilà ce que se disent les Servals qui jouent le coup de poker en tentant la transformation à deux points. Chose réussie, les visiteurs mènent le bal !
A partir de cet instant, chaque tentative, chaque geste va valoir son pesant de cacahuètes. Même si Cannes retrouve de l’inspiration en défense, par des Sacks concluants sur le QB adverse, l’attaque des locaux manque cruellement d’inspiration et les longues passes du QB#8 sur son receveur#82 sont maintenant trop "téléphonées" et n’inquiètent plus la défense des bleus. Tout se joue aux nerfs dans les 5 dernières minutes et le suspense est à son maximum. Ce sont les Servals qui font faire preuve de plus de sang froid à ce jeu là et réussir l’exploit.

Comme me confiera une responsable du club : « Les servals : c’est comme un moteur diesel, il faut du temps pour qu’il se chauffe ! ». La Ferrari cannoise en a fait la cruelle expérience.

Belette - Mai 2006




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