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Week 7 - 2007
Argos
(Aix-en-Pce)
13 - 24
Servals
(Clermont)
1er QT
00 - 00
2ième QT
07 - 03
3 ième QT
06 - 07
4 ième QT
00 - 14
Nb touch down : 2
Nb transformation (au pied) : 1
Nb transformation (main) : 0
Nb field goal : 0
Nb safety : 0
3 : Nb touch down
3 : Nb transformation (au pied)
0 : Nb transformation (main)
1 : Nb field goal
0 : Nb safety


 



 
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Au diable la hierarchie !
Avril 2007  
Par Belette

C'est ce qu'ont eu en tête les Montferrandais, en foulant pour la première fois de toute l'existence du club, la pelouse du légendaire club aixois. Et pour une première, on ne pouvait pas rêver mieux ! En effet, les Auvergnats s'offrent une victoire en bonne et due forme.

Un match qui commence sur une vision étrange d'une équipe aixoise pourvue d'à peine 25 joueurs. Du jamais vu, pour une rencontre à domicile ! Étonnant aussi, cette impression de fatigue et d'absence de motivation des joueurs, dés le début du match.

Qu'importe les états d'âme des locaux, les Servals ont un match à jouer et ils vont bien le jouer. Après tout, une victoire contre les Argos c'est un trophée qu'aucune équipe française ne refuserait.

Sur la première mi-temps, les deux équipes vont faire jeu égal. D'un côté comme de l'autre, on joue prudemment. Chacun cherchent à conserver le ballon et éviter de prendre des risques.
C'est en toute fin de 2ième quart-temps que les choses bougent un peu. Face à la passivité de ses coéquipiers, le RB US des Argos, David Freeman, sonne seul la charge et réussit le big play de la partie par un course de 50 yards pour le TD.

La deuxième mi-temps, sera celle des visiteurs. Les Argonautes mettront bien un TD mais il ne sera pas représentatif de l'état d'esprit qui règne dans ce collectif, à ce moment de la partie. Ajustements ratés, démotivation, démobilisation ... tout va sembler y passer !
Le jeu viril des auvergnats n'y sera pas étranger. Lentement mais puissamment, l'attaque va inexorablement faire son oeuvre. La défense d'Aix ne sait plus comment faire et perd ses repaires.
Dans la panique, le QB US d'Aix va tenter de prendre les reines de l'attaque à son compte. Mais son manque d'assurance à ce poste va faire revivre le même cauchemar vécu face aux Flash. On ne peut pourtant pas le blâmer d'avoir essayé de sortir son équipe de la défaite, tellement elle semblait amorphe et apathique.

Belette - Avril 2007

suite et fin.
Avril 2007  
Par B. Rolland

Quand on aime une équipe et qu’on la supporte depuis plusieurs saisons, c’est un peu comme un livre de chevet que l’on relit année après année. On sait à quoi s’attendre, le dénouement est connu et tout le monde ne partage pas notre avis mais que voulez-vous, ce livre-là il nous plaît ! Seulement voilà, un moment vient où il faut bien passer à autre chose, accepter un renouveau pour ne pas s’enliser dans le jaunissement des pages. Dans ces cas-là, souvent, on peine à retrouver l’engouement que l’on avait eu pour ce vieux bouquin-là, celui qui traînait sur la table de chevet depuis notre adolescence.

C’est un peu ce qui se passe actuellement avec les supporters Argonautes. En effet, les aixois ne font plus rêver, et l’on serait même tenté de dire qu’ils vivent une saison cauchemar. Avec 2 victoires pour 5 défaites (dont 3 à domicile et un cinglant 00-42 contre le Flash), les Argos connaissent une descente aux enfers dont ils mettront du temps à revenir. Mais à l’instar de certains joueurs Argos, qui aujourd’hui ont semblé résignés dans leur défaite face aux Servals, ne faut-il pas admettre qu’après tout, la vie est ainsi faite ?

Toutefois si les Argonautes d’Aix-en-Provence sont au cœur du cyclone, il ne faut pas oublier que ce club reste un des plus prestigieux dans l’histoire du foot us français. Les Argos ont en effet établi un record de qualifications successives pour une finale de 1ère division, qu’il sera extrêmement difficile de battre. Ils ont été là pour s’opposer aux Castors, puis aux Castors-Sphinx et enfin au Flash et ce, des années durant, sans que leur suprématie dans le sud ne puisse être contestée.
La pérennité des aixois s’explique par diverses raisons, dont une excellente politique de formation des jeunes, des transferts judicieux en seniors venus compléter les joueurs du cru, et un financement digne de l’Elite.
Malgré cela, la vie étant ce qu’elle est, personne n’est à l’abris du mal. Ce mal dont je parle balaye la confiance et l’orgueil, induit de mauvais choix et chasse la réussite. C’est un mal qu’il serait néanmoins stupide de prendre comme conclusion. Les Argonautes souffrent cette saison comme jamais ils n’ont souffert, et alors ? Se résigner, quelques fois, ne signifie pas abdiquer. Admettre l’évidence et reconnaître qu’Aix-en-Provence entame un nouveau cycle, qui nécessitera du temps et du travail avant de porter ses fruits, n’est en rien déshonorant.

Sur l’autre rive, les Servals de Clermont-Ferrand ont fait ce qu’ils savent faire le mieux : patienter et frapper au moment opportun, avec de l’abnégation et du coeur. Largement battus au match aller par les aixois, les clermontois jouaient aujourd’hui leur survie dans la course aux playoffs. Leur chance d’accéder à la demie finale, les promus sont allés la chercher au 4eme QT. Un quart temps disputé dans la partie de terrain Argos et que les Servals vont mener du tout au tout. A environ 10 minutes de la fin du match, les visiteurs enfoncent au sol et prennent les devants par l’entremise de leur running back canadien, qui déborde sur sa gauche. La transformation au pied est réussie : 13-17

Sur le drive qui suit, le receveur des Servals, Olivier Desvilles (#86), nous sort un catch dont il a le secret. Ce receveur, qui pêche peut-être par un manque relatif de vitesse, possède sans aucun doute une des meilleures paires de mains de l’hexagone. Sur une balle lobée lancée extérieur, le voilà contraint de se retourner en pleine course, plonger et réussir un catch en aveugle ! Le banc Servals exulte, car cette action de haut rang place l’offensive dans les 15 yards Argonautes. Une fois de plus le coureur canadien perce la défense locale, et une transformation au pied plus tard, les Servals mènent 13-24.

Ce sera le score final car sur sa dernière possession, Clermont perdra la balle sur une option mal exécutée.
Dans ce dernier QT et malgré tout le talent de leur porteur de balle américain (doublé d’un bon receveur), les Argos auront piétiné et même tenté d’obtenir un 4eme down dans leurs 30 yards. Le QB Argos trouva alors un receveur plein centre démarqué pour le 1er down, mais celui-ci rata un catch qu’il aurait sans doute réussi 9 fois sur 10. Tout un symbole. Aix n’y était plus. Un ultime coup d’éclat du run des Argos (un joueur qui aurait beaucoup plus brillé dans d’autres conditions et qui, malgré la débâcle aixoise, parvient à tirer son épingle du jeu) ne changera rien à l’affaire. Les Argonautes encaissent leur cinquième défaite.

Cette victoire remet les Servals en course pour les playoffs avec une fiche de 2-5. Encore trois matches à disputer pour réussir un coup d’éclat. La mission est évidemment ardue, mais un livre étant refermé, d’autres belles histoires restent à écrire…

Bruno Rolland - Avril 2007


 

 

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