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ans que l'on attendait cela : une finale Elite dans une arène,
digne de ce nom. Ce fut le cas samedi avec le stade de Charlety,
où 9000 à 10000 personnes avaient répondu
présentes. La preuve évidente qu'un stade de banlieue
ou de province ne souffre pas la comparaison avec une enceinte
parisienne. Une leçon que devront retenir les décideurs
de notre sport pour ne plus revivre les finales désertiques
du passé, à faire fuir un stagiaire de la presse
sportive.
Le stade n'était pas plein mais contempler la tribune
principale de trois étages, noire de monde "ça
le fait bien" comme dirait l'autre. Surtout pour une discipline
qui ne compte que 8000 pratiquant en équipé.
Au chapitre des bons points,
on signalera : un tableau d'affichage gigantesque, une sono
impeccable, un service de sécurité pléthorique
(presque trop même !), une tribune VIP haut de gamme,
la présence de la TV (cela faisait 8 ans quand même
!) ... sans oublier la présence de quelques stands (dont
celui d'EliteFoot mag, il y a un début à tout
!).
Au chapitre des petites déceptions : un commentateur
soporifique et confus (mettez-nous un Bahabeghe, que diable
!), des cheerleaders trop peu nombreuses (mais où étaient
les championnes de France ?) et une animation de mi-temps pas
très à-propos.
Cette année, le coup
d'envoi fut offert à un jeune garçon, victime
de la drépanocytose. Une maladie dont notre RB national
de l'équipe de France, Sandino Octobre, a décidé
de tordre le cou. Après une courte allocution sur les
méfaits de cette terrible maladie, le terrain a fait
place au jeu, le temps d'ovationner l'entrée tonitruante
des protagonistes, sous une averse battante.

Pour reprendre les mots du
quotidien l'Equipe, on qualifiera ce match de "peu spectaculaire"
et "cadenassé". La faute, sans doute, aux prévisionnistes
météo de chaque équipe qui s'attendaient
à une pluie régulière, obligeant les coachs
à des choix tactiques prudents et peu attractifs.
S'il y avait bien une finale à ne pas filmer c'était
celle-là : petite course au centre, petite course en
débordement, petite passe, ... bref un jeu de gagne terrain
mesuré et conservateur. Un truc pour les amoureux des
costauds de la première ligne. Et évidemment à
ce jeu là, les courneuviens sont dans leur élément.
D'ailleurs pourquoi se priver de ce qui fait la force du Flash
depuis trois ans ? On ne change pas une recette qui marche surtout
lorsque que votre adversaire se montre fébrile en défense.
Manque de moyens ou mauvais
choix tactiques, reste que les savoyards n'ont pas su offrir
du répondant, face un jeu pourtant stéréotypé
et répétitif du Flash. Si bien que le Flash fait
le "break" dés le premier quart temps avec
2 TD d'avance. Les Blacks ne doivent leur salut que grâce
à des erreurs adverses mais surtout grâce à
leur joker américain Brandon Cade. Ce dernier fut présent
sur toutes les actions déterminantes de son attaque et
réussit même le seul TD de son équipe, dans
cette première mi-temps.
Mais à trop tirer
sur la corde, celle-ci casse. Et c'est ce qui se passe quand
Brandon se blesse, en début de 2ième mi-temps.
A ce moment du match, plus personne ne se fait d'illusion sur
l'issue de ce duel.

Perdu pour perdu, on espérait
que Thonon allait tenter le tout pour le tout et prendre des
risques maximums, mais rien n'est venu. Il faut dire que le
coach des Blacks (et coach de l'équipe de France) ne
passe pas pour une tête brûlée. Au bilan,
les visiteurs préfèrent en rester là et
limiter la casse. Offrant ainsi l'image d'une équipe
qui n'a pas déméritée dans sa résistance.
Le Flash sait le match gagné
et offre son dernier TD au futur retraité de l'équipe
et héros du match : Patrice kancel. Le vieux lion vient
de pousser son dernier cri et tourner la page d'une génération
de joueurs qui auront réussi la performance d'ajouter
trois titres consécutifs au palmarès club.
Belette - Juin 2007
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