On savait que la machine allemande était
une grosse cylindrée plus facile à stopper au
démarrage que lancée à pleine vitesse.
Alors quand le démarrage est rapide cela complique vraiment
les choses. C’est un peu ce qui s’est passé
pour ce match.
La machine à fabriquer des first downs
ne va attendre que son deuxième drive pour lancer les
chevaux. Il faut avouer qu’un safety français,
dés la 4ième minute, est un bon moyen pour se
mettre en confiance.
Même s’il faut attendre le milieu
du 2ième quart-temps pour voir les Allemands marquer
leur premier TD, la dynamique est lancée depuis longtemps.
Méthodique, rodée, avec pléthores de solutions,
l’attaque allemande a avancé inexorablement. La
défense française s’est limitée à
retarder les échéances mais sans réussir
à stopper la machine. Plus efficaces pour stopper les
courses, les défenseurs français se sont montrés
assez maladroits contre les receveurs adverses. Bilan : 341
yards à la passe et 3 TD sur passe (contre 93 à
la course) pour les Allemands.
Comme prévu, la défense allemande
a été intraitable. Jamais la France n’a
pu avancer de plus de 30 yards. En manque de réussite,
le QB français a privilégié la sécurité
sur des passes courtes à destination de Marc Angelo Soumah.
Mais le talent du joueur-président ne pouvait suffire
seul pour déjouer la vigilance des locaux. C’est
d’ailleurs la défense française qui inscrira
le seul TD des bleus.
Dans un tel contexte, on est véritablement
en droit de féliciter les Français pour avoir
su limiter les dégâts et éviter une plus
sévère défaite. C’est principalement
à la défense contre la course qu’il faut
attribuer ce mérite. Mais on a envie de tirer notre chapeau
à toute cette équipe pour tout le travail accompli
durant cette compétition en laissant de côté
cette finale. Encore que, comme le dit l’adage : «
c’est dans la défaite qu’on apprend le plus
». Nul doute que l’expérience acquise sur
cette finale permettra aux jeunes pousses de progresser de façon
fulgurante.
Tirons un grand coup de chapeau à
tout l’encadrement aussi pour avoir su créer le
contexte nécessaire pour faire éclore le talent
français, après 25 ans d’attende.
Rendez-vous dans 12 mois pour la prochaine
Coupe du Monde en Autriche avec le statut de vice-champion d’Europe.