| Régles
du Foot US
|
Par
Belette - 2006 |
Prendre
de la masse musculaire
La
musculation a toujours pris une part importante
dans la préparation des joueurs de football
américain, sport de contact, oblige. Aujourd'hui
le gabarit et la carrure sont devenues les atouts
qui font la différence pour occuper une
place dans une sélection.
On
perd 1% de muscle sans exercices …
L’exercice a un rôle anabolisant fondamental.
Sans exercice, les muscles s’atrophient.
L’exercice est le doping obligatoire du
muscle. Seul l’exercice élève
le potentiel de synthèse protéique
dans nos muscles, une fois que la période
de croissance naturelle est terminée. Même
avec un régime alimentaire hyperprotéiné,
le muscle au repos s’atrophie : tous ceux,
bien nourris, qui ont eu un plâtre à
la jambe, ont pu le constater.
Le repos musculaire absolu fait perdre environ
1% de muscle par jour : au bout de trois mois,
il ne reste rien.
C’est par l’intermédiaire de
l’hormone de croissance
que l’exercice exerce ses effets sur le
développement des muscles. En effet, la
concentration de l’hormone de croissance
augmente au cours de l’exercice. Plus l’exercice
est intense plus la concentration est élevée
: elle peut atteindre 35 fois sa valeur au repos.
Attention, cette élévation se fait
progressivement, puis retombe si on prolonge trop
les efforts.
A
savoir :
Le taux
de sécrétion d’hormones
augmente ou diminue en quelques minutes,
pour des raisons diverses, en relation
avec des états nutritionnels ou
de stress, tels que le jeûne, l’hypoglycémie,
l’exercice, la chaleur (d’où
l’intérêt de s’entraîner
dans une ambiance chaude), l’excitation
ou un traumatisme. Par ailleurs, elle
augmente d’une façon caractéristique
durant les deux premières heures
de sommeil.
Théoriquement l’hormone de
croissance peut produire entre 30 et 90
grammes de gain musculaire par jour.. |
Difficile
de faire du muscle pour quelqu’un de musclé
…
Un sportif très musclé a moins de
sécrétion d’hormone de croissance
pour une intensité de travail donnée.
Il doit donc augmenter l’intensité
de ses efforts, relativement à sa force
et à ses habitudes, pour augmenter sa sécrétion
d’hormone de croissance autant que le débutant
qui force à un niveau moindre. Ce qui explique
qu’il est plus difficile de faire du muscle
lorsqu’on est déjà bien développé.
L’exercice le plus efficace pour stimuler
la sécrétion d’hormone de
croissance est l’exercice poussé
à son maximum en un temps réduit
à quelques minutes, avec des intervalles
entre les séries. L’exercice intense
et bref, en séries de 5 à 20 répétitions,
est plus stimulant. L’exercice prolongé
d’intensité modérée,
comme le jogging, ne stimule pas cette sécrétion.
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Multiplier
par trois ses hormones …
L’hypoglycémie
fait partie des facteurs stimulateurs de la sécrétion
d’hormones de croissance. Grâce à
un régime alimentaire cyclique associé
à un entraînement également
cyclique, on peut arriver à multiplier par
trois la sécrétion. Il suffit d’alterner
les périodes d’entraînement normal
avec des périodes de deux semaines et demie
pendant lesquelles on sature l’organisme de
glycogéne dans un premier temps, pour ensuite
le vider totalement de son glycogéne.
Phase 1
: On cesse l’entraînement et on mange
normalement, avec beaucoup plus de glucides qu’à
l’ordinaire. Cette phase de repos musculaire
dure 3 à 4 jours. Le plein se glycogéne
s’opère.
Phase 2
: Le 5e jour, on revient à un entraînement
intense (5 exercices par séance de 5 séries
en répétitions décroissantes)
tout en réduisant progressivement les glucides.
Cette phase doit durer deux semaines. Au bout d’une
semaine, on perd de la force et de l’endurance,
parce que les réserves de glycogène
sont épuisées par le régime
restreint en hydrates de carbone et les dépenses
de l’entraînement intense. A ce stade
l’hypoglycémie multiplie par trois
la sécrétion d’hormones pour
un même exercice, en condition normale. |
| Type
de séance intense
- Lundi et
jeudi : pectoraux, dorsaux, épaules,
biceps, triceps.
- Mardi et vendredi : cuisses,
lombaires, mollets.
- Mercredi, samedi et dimanche
: repos le plus complet.
Les exercices peuvent
être les suivants :
1/-Séance du haut du corps
:
- Développé couché : 8, 6,
4, 4, 3 répétitions.
- Rame dorsaux : 8, 6, 4, 4, 3 répétitions.
- Développé debout : 8, 7, 6, 5, 4
répétitions.
- Biceps avec barre : 8, 7, 6, 6, 5 répétitions.
- Triceps couché: 8, 7, 6, 6, 5 répétitions.
2/-Séance du bas du corps
:
- Squat : 10, 8, 6, 4, 3 répétitions.
- Presse à cuisses : 8, 6, 5, 5, 4 répétitions.
- Ichios au banc : 8, 6, 6, 5, 5 répétitions.
- Soulevé de terre : 8, 6, 4, 3, 2 répétitions.
- Mollets debout : 15, 12, 10, 8, 6 répétitions.
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De
l’opium pour le cerveau …
L’exercice a d’autres effets dopants
intéressants. En effet, le cerveau sécrète
des substances appelées « endorphines
», lorsqu’il est soumis à certaines
contraintes comme l’exercice musculaire
intense et prolongé. Les endorphines ont
sur les cellules des effets qui sont analogues
à ceux de la morphine (d’où
le terme d’endorphine, contraction de «
morphines endogènes »). Ces effets
sont euphorisants et analgésiques, comme
l’opium. Cela diminue les sensations douloureuses
(dues à l’acide lactique)
au cours de l’exercice intense. C’est
pour cela qu’on a une sensation de manque
lorsqu’on reste plusieurs jours sans s’entraîner.
45
minutes de musculation intense, pas plus ….
La mode du surentraînement est responsable
de l’usage des stéroïdes,
parce que la prolongation des séances au-delà
d’une heure amène finalement une
diminution de la concentration en testostérone,
qui augmente jusqu’à un maximum atteint
au bout de 40 minutes environ, puis diminue d’autant
plus que la séance se prolonge.
Une baisse de 50 % de la testostéronémie
par rapport à sa valeur de repos a été
observée à la fin d’un marathon,
et cette diminution était encore manifeste
48 heures plus tard.
Dans le cas d’une séance intense
de musculation durant plus de une heure et demie,
on constate un abaissement rapide du taux de testostérone.
Cette diminution de testostérone diminue
la synthèse protéique et altère
le comportement à type de combativité
ou agressivité.
Plutôt que de recourir aux stéroïdes,
il est sans doute plus sage de doser son entraînement
en fonction de ses capacités naturelles
de récupération.
Protéines
obligatoires …
L’importance de l’apport protéique
joue un rôle important dans le développement
musculaire. Pendant la croissance, un apport protéique
insuffisant conditionne un sous-développement
avec petite taille. Dans les pays industrialisés
après la dernière guerre mondiale,
les individus ont grandi du fait de l’utilisation
massive du lait de vache, plus riche en protéines
que le lait maternel.
L’apport protéique est indispensable
pour créer les conditions de l’anabolisme.
En général, le régime d’un
sportif doit se composer de 25 % des protéines,
10 % de lipides, 65 % de glucides.
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| En
quoi consiste le dopage
Rappel : pour prendre
de la masse, il faut faire de l’exercice qui
stimule la production d’hormones de croissance
qui elles-mêmes vont agir en accroissant la
vitesse de synthèse des protéines
et autres composants cellulaires qui sont la matière
du muscle.
Tout le jeu du dopage consiste donc à faire
sécréter par l’organisme un
maximum d’hormones de croissance tout en favorisant
la digestion des protéines, prises en grande
quantité.
D’où l’utilisation de toutes
sortes de produits pour :
- accroître la sécrétion d’hormones,
- stimuler l’appétit et manger toujours
plus de protéines,
- fortifier le foie et l’accélération
de la digestion,
- compléter ou remplacer les hormones naturelles
par des artificielles,
- maquiller la prises de produits interdits.
Dans les sports d’endurance, les sportifs
visent plus le développement de la masse
musculaire du cœur et sa puissance contractile,
l’augmentation de l’élasticité
des poumons mais aussi la capacité du sang
à transporter l’oxygène.
Au début
du dopage (années 50), les chimistes furent
confrontés au problème de virilisation
de leurs produits, surtout chez les femmes. Puis
apparurent, les problèmes sur l’appareil
digestif (cancer hépatique) et enfin les
tumeurs de toute sorte, notamment au cerveau.
Aujourd’hui toutes sortes de produits sont
mis à disposition des sportifs, mais l’analyse
soigneuse des possibilités d’effets
secondaires indésirables restent impressionnante.
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Et la
créatine ?
La
Créatine est une substance parfaitement naturelle.L'organisme
en fabrique chaque jour une certaine quantité.
Les viandes rouges et le poisson en renferment.
Cependant, il faudrait en consommer une très
grande quantité pour en obtenir autant que
les suppléments, pris en doses recommandées,
peuvent en fournir.
Source d'énergie
de fort potentiel, la créatine intervient
dès le début d'efforts violents. Sa
dégradation est très rapide et s'épuise
en quelques secondes. Son action instantanée
offre d'énormes possibilités de contraction
musculaire, en un temps record.
Certains estiment qu’elle fournirait une énergie
additionnelle pour les muscles, contribuerait à
augmenter le volume musculaire, stimulerait la synthèse
protéique et permettrait de lutter contre
l’acide lactique, déchet produit par
l’activité musculaire intense.
Médiatisée depuis 1994 seulement,
beaucoup de sportifs connus avouent utiliser la
créatine.
La France en interdit la commercialisation, mais
pas la consommation !?! A noter que la créatine
n'est pas inscrite sur la liste des produits dopants
éditée par le comité international
olympique (CIO). Elle n'est que tolérée
!
QUESTIONNAIRE
CREATINE
A un moment où la créatine est le
sujet de plusieurs débats passionnés
entre les partisans et les opposants de ce complément
alimentaire, Elitefoot a décidé de
donner la parole à Maryse Thiébaud,
diététicienne de sportifs à
Montpellier.
Depuis quand la créatine
existe-t-elle ?
La créatine est une substance synthétisée
par l’organisme et principalement présente
dans les muscles squelettiques. On connaît
la créatine depuis les années 1832-1835.
La créatine phosphate a été
découverte et étudiée à
partir de 1927. L’utilisation régulière
de la créatine dans le domaine sportif est
relativement récente, vers le milieu des
années 90.
Pouvez
vous nous expliquer de quoi est composée
la créatine ?
La créatine est synthétisée
dans l’organisme à partir de trois
acides aminés : la méthionine et l’arginine
(qui sont deux acides aminés essentiels)
et de la glycine. Cette synthèse a lieu dans
le foie, les reins et le pancréas, mais l’essentiel
de la créatine est stockée dans les
muscles (120 g de créatine pour un homme
adulte de 70 kg). Environ les 2/3 sont liés
à un phosphate sous forme de créatine
phosphate (CrP), et le 1/3 restant étant
sous forme libre.
La synthèse endogène de créatine
est ajustable, sous l’effet de nombreux facteurs,
et en particulier en fonction des apports alimentaires.
Plus les apports sont faibles, plus la synthèse
est importante. Les apports alimentaires de créatine
proviennent essentiellement des produits carnés
(viande, volaille, poisson), soit environ 0.5 à
1.0 g par jour. Chez les végétariens
ou végétaliens (ndlr : ni viande,
ni volaille, ni poisson, ni œufs, ni lait de
vache), cet apport est quasiment nul et la créatine
provient exclusivement de la synthèse endogène.
Aucune carence n’a été décelée
chez ces personnes.
Comment
fonctionne t-elle dans l'organisme et en quoi améliore
t elle les performances d'un joueur ?
Les muscles ont besoin d’énergie pour
se contracter. Dans l’organisme, c’est
l’adénosine tri-phosphate (ATP) qui
sert de source d’énergie. La concentration
cellulaire en ATP est très faible, et le
système ne peut fonctionner que si d’autres
composés énergétiques permettent
sa resynthèse : la créatine phosphate
constitue une source d’ATP rapidement mobilisable,
en particulier au démarrage d’un effort
intense. La concentration musculaire de créatine
étant limitée, elle ne permet que
des efforts de quelques secondes. Ensuite, il faut
que d’autres filières énergétiques
prennent le relais pour fournir l’ATP et permettent
la régénération de la créatine
phosphate.
Ce
qu’il faut retenir, c’est que la créatine
intervient essentiellement pour des efforts intenses
de courte durée (sprint, sports intermittents,
sports de combat, musculation). Elle permet d’augmenter
la capacité du sportif à répéter
ce type d’effort plus longtemps, avec une
diminution moins importante de ses capacités
physiques. La créatine améliore également
la récupération musculaire.
C’est dans ses activités sportives
que la supplémentation en créatine
est intéressante : elle permet d’augmenter
la teneur intramusculaire en créatine phosphate
(plus de molécules énergétiques
disponibles), et de limiter l’acidose musculaire
(la créatine possède un certain pouvoir
tampon).
Une
autre conséquence de la prise de créatine
est une prise de poids (entre 1.5 à 3 kg),
qui correspond surtout à une rétention
d’eau et de glycogène intramusculaires.
Il ne s’agit pas d’une prise de masse
musculaire à proprement parlé. Cependant,
comme l’entraînement est meilleur et
la récupération meilleure, en général
le sportif qui prend de la créatine s’entraîne
plus efficacement, plus intensément, ce qui
favorise à terme la stimulation de la synthèse
protéique (à condition évidemment
d’avoir une alimentation adaptée et
équilibrée !!!), et donc indirectement
une prise de masse maigre en fin de cure.
Pourquoi
n'est-elle pas commercialisée en France ?
La vente de la créatine est autorisée
en France mais sa commercialisation est soumise
à restriction. En fait, les fabricants doivent
mentionner sur leurs emballages que la dose quotidienne
ne doit pas excéder 3 g en complément
d’une alimentation équilibrée.
Il y a eu (et il y a encore) beaucoup de débats
passionnés autour de la créatine,
surtout après la sortie du rapport de l’AFSSA
de janvier 2001 où la créatine a été
accusée d’être potentiellement
cancérigène. Ce qui a été
démenti par la suite, après que les
autorités françaises aient été
le sujet de raillerie préféré
de la communauté scientifique. La créatine
ne fait pas non plus partie des substances dopantes
interdites par l’Agence Mondiale Anti-dopage.
Donc pas de quoi en faire tout un plat !!!
Qu'elle est la différence
entre les protéines et la créatine
?
Mis à part que les deux sont fabriqués
à partir d’acides aminés, rien
à voir d’un point de vue fonctionnel.
Les protéines alimentaires, une fois digérées,
sont dissociées en acides aminés,
absorbées dans les intestins, transportées
dans tout l’organisme par voie sanguine, pour
servir à la synthèse de nouvelles
protéines, y compris du muscle. Comme je
l’ai dit plus haut, la créatine est
synthétisée à partir d’acides
aminés mais ce n’est pas une protéine.
De plus, elle a une action métabolique plus
que structurelle, puisqu’elle sert de réserve
d’énergie « instantanée
». On pourrait imaginer prendre uniquement
les acides aminés nécessaires à
la synthèse de la créatine, mais ce
n’est pas si simple car ces acides aminés
peuvent servir à autres choses. Il est plus
simple et probablement plus efficace de prendre
de la créatine directement.
Doit-on plutôt la prendre
avant ou après l'effort ?
Aucun avis là-dessus. Les revendeurs y vont
tous de leur petite recette, mais aucune étude
n’a permis de montrer qu’il vaut mieux
avant plutôt qu’après. Lorsque
j’interroge les sportifs que j’ai en
consultation à ce sujet, ou que j’ai
l’occasion de suivre un sportif en phase de
cure, il n’y a pas de véritable consensus.
Personnellement, je préfère avant
l’effort, avec une collation glucidique, ou
glucido-protéique, surtout si on veut privilégier
la qualité de l’entraînement.
J’insiste aussi sur la prise régulière,
qu’il y ait entraînement ou pas. Et
ne pas oublier de boire suffisamment. Respecter
les règles énoncées ci-dessus,
c’est déjà bien pour avoir des
résultats.
Pensez-vous que la créatine
est plutôt bénéfique ou néfaste
pour le sportif ?
Je pense que pour un sportif avec des charges d’entraînement
élevées, la créatine permet
sans conteste de mieux récupérer …
mais avec le risque de vouloir répéter
les cures de manière excessive. Certains
en profitent aussi pour augmenter leur charge d’entraînement.
Et c’est là que le bas blesse. D’une
part, il y a toujours le risque de fatiguer les
reins, surtout si l’alimentation n’est
pas assez riche en fruits et légumes, et
si le sportif ne s’hydrate pas assez, mais
surtout, cela peut amener l’athlète
dans un état de dépendance vis-à-vis
d’une substance qui le maintien un peu en
surrégime. Certains sportifs ont du mal à
supporter le retour à des sensations de fatigue
« normale » après une cure, qu’ils
considèrent ensuite comme une faiblesse,
alors que c’est un état normal. La
fatigue, les courbatures sont des états physiologiques
qui doivent amener le sportif à ménager
des phases de repos et de récupération
dans son planning. On a un peu trop tendance à
l’oublier.
Avec quel régime alimentaire
doit on prendre de la créatine pour en tirer
un avantage maximum, et en quelles quantités
?
Pour profiter des effets de la créatine,
il est important de consommer pendant la cure suffisamment
de glucides (riz, pâtes, pain, légumes
secs, fruits). J’ai l’exemple d’un
de mes patients, adepte de la musculation, qui se
disait déçu des résultats obtenus
lors de sa première cure de créatine.
Sauf qu’il l’avait faite en phase de
sèche, donc avec un régime pauvre
en glucides. Il a renouvelé l’essai,
mais cette fois avec un régime adapté
et équilibré : ce fut concluant.
Les quantités de glucides à prendre
dépendent de chacun, mais pendant une cure,
c’est toujours plus que ce qui est habituellement
consommé. Il semble important de consommer
des glucides à index glycémique élevé
en même temps que la prise de créatine
(certains préconisent la prise de glucides
½ h avant pour provoquer un pic d’insuline).
Le plus simple, c’est de prendre un grand
verre de nectar de fruits ou de jus de raisin avec
la dose. Mais il existe aussi des préparations
où vous avez en même temps les glucides
et la créatine, ce qui peut présenter
des intérêts pratiques. Certains sportifs
peuvent présenter des crampes lorsqu’ils
consomment de la créatine : pour éviter
cela, il faut aussi boire abondamment et consommer
des fruits et légumes en quantité
suffisante qui vont apporter du potassium. Autre
point important, les caféinomanes doivent
lever le pied sur leur boisson préférée,
car la caféine diminue les effets de la créatine.
Avec quel type de d'entraînement musculaire
la créatine est elle la plus efficace ? (puissance,
endurance ?)
Pas l’endurance,
car cela ne correspond à pas au type d’effort
où la créatine intervient. En musculation,
par ordre croissant d’efficacité :
cycle de volume, de force, ou de force-endurance.
(Note : si vous voulez plus d’infos à
ce sujet, je peux vous mettre en relation avec Joel
Poinsot, qui est préparateur physique, et
qui pourrait vous rédiger un petit texte
à ce sujet).
Le mot créatine vient
du grec kreas, qui veut dire viande. Est-ce que
manger 1 kg de viande par jour a le même effet
que prendre de la créatine en compléments
alimentaires ou est ce que la créatine en
boite a d'autres particularités ?
Non, ce n’est pas la même chose, pour
la simple raison ce n’est pas souhaitable
pour la santé de manger 1 kg de viande par
jour (trop de protéines, trop de graisses
saturées, trop de fer) !!! Même si
les apports en créatine de 1 kg de viande
sont de l’ordre de 4 à 5 g donc peu
différents des doses préconisées
en supplémentation. Maintenant est-ce que
les effets sont les mêmes ? A vrai dire, je
n’en sais rien et je ne sais même pas
si cela a été étudié,
car cela ne correspond pas à des pratiques
de routine.
Y a t il un type de créatine
mieux qu'un autre ?
Les créatines de dernière génération
sont mieux tolérées du point de vue
digestif et mieux assimilées, et on n’a
pas besoin d’utiliser des doses massives (phase
de charge de 20 g/j pendant 5 jours puis phase d’entretien
de quelques semaines à 5 g/j) pour obtenir
un résultat. On peut directement commencer
par la phase d’entretien avec 3 à 5
g/j de créatine. La créatine monohydrate,
et maintenant la créatine alcaline (kre-alkalyn)
sont de bons produits abordables financièrement.
Les deux conviennent. Quant aux préparations
contenant de la créatine plus d’autres
ingrédients (ribose, HMB, glutamine, BCAA,
tribulus…), elles sont souvent nettement plus
onéreuses avec des résultats inconstants.
Je veux dire, il n’y a pas forcément
plus de résultats. Dans tous les cas, je
conseille d’acheter dans des circuits sécurisés,
chez des fournisseurs produisant sur le territoire
français, ou ayant le label Wall Protect,
afin de se garantir de la présence éventuelle
d’anabolisants.
Une dernière chose, tout le monde ne réagit
pas de la même manière à la
prise de créatine, et il faut savoir qu’environ
20% des individus n’y sont pas sensibles,
soit que l’assimilation n’est pas bonne,
soit que leur taux de créatine intramusculaire
est déjà élevé (ce qui
est souvent le cas chez un sportif entraîné).
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Ce
qu’il faut retenir, c’est que
la créatine intervient essentiellement
pour des efforts intenses de courte durée
(sprint, sports intermittents, sports de combat,
musculation). Elle permet d’augmenter
la capacité du sportif à répéter
ce type d’effort plus longtemps, avec
une diminution moins importante de ses capacités
physiques. La créatine améliore
également la récupération
musculaire.
C’est dans ses activités sportives
que la supplémentation en créatine
est intéressante: elle permet d’augmenter
la teneur intramusculaire en créatine
phosphate (plus de molécules énergétiques
disponibles), et de limiter l’acidose
musculaire (la créatine possède
un certain pouvoir tampon).
Une
autre conséquence de la prise de créatine
est une prise de poids (entre 1.5 à
3 kg), qui correspond surtout à une
rétention d’eau et de glycogène
intramusculaires. Il ne s’agit pas d’une
prise de masse musculaire à proprement
parlé. Cependant, comme l’entraînement
est meilleur et la récupération
meilleure, en général le sportif
qui prend de la créatine s’entraîne
plus efficacement, plus intensément,
ce qui favorise à terme la stimulation
de la synthèse protéique (à
condition évidemment d’avoir
une alimentation adaptée et équilibrée!!!),
et donc indirectement une prise de masse maigre
en fin de cure. |
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