| Dauphins
de Nice |
Par
Belette - Août 2007 |
On
attribue souvent au requin, le fait d’avoir les
dents longues. En observant le parcours du club niçois,
depuis 5 ans, on se demande si le dauphin n’en
a pas de plus longues. D’ailleurs, l’incontournable
Président du club, n’hésite pas
à rappeler : « Le dauphin est
un animal gentil mais il ne faut pas oublier qu’il
attaque, fort bien, les requins ! ».
A vrai dire, il n’y a plus beaucoup de requins
du côté de la Riviera. Pourtant il fut
un temps où effectivement les clubs se croquaient
les uns les autres. Ce fut le cas des Pirates de
Nice qui durent fusionner avec les Orques de
Cannes, l’ensemble croquant, à son
tour, le club des Remparts d’Antibes.
Une situation qui pénalisa toute la Côte
D’azur qui se retrouva longtemps avec un seul
club à Cannes.
C’est pour briser cette situation qu’un
joueur décida de créer un club dans sa
ville. Ce joueur n’était autre que l’actuel
Président du club niçois, Jean-Luc Donivar.
Avec quelques deniers en poche, il s’affilie à
une structure Omnisports et fonde une équipe
de Flag, dans sa bonne ville de Nice. On est en décembre
1999.
Très vite, l’équipe va s’étoffer
avec l’arrivée d’anciens joueurs
des défunts Pirates mais aussi «
plein de jeunes recrues »
tient à préciser le Président.
Si bien que le club va pouvoir facilement aligner une
équipe en football équipé, l’année
suivante.
En 2002, c’est l’année décisive
; l’équipe atteint les ¼ de finale
du Casque d’Or (super division qui regroupe la
D2 et D3) mais surtout atteint une véritable
maturité au niveau structurel. La Fédération
se tourne alors vers le club pour l’inviter à
participer au nouveau championnat de 2ième Division,
qu’elle cherche à remodeler. Le club accepte,
même s’il sait qu’il n’a pas
le niveau sportif. L’équipe mettra deux
longues années pour apprendre.
Mais
les efforts portent leurs fruits et le Président
Donivar peut savourer sa première demi-finale,
en 2005, face à son ancienne équipe de
Cannes. Le club perd cette demi-finale mais qu’importe,
vu le chemin parcouru en 5 ans. La Fédération
ne s’y trompe pas et propose l’illico au
club de monter en Elite. Jean-Luc Donivar réunit
les financements nécessaires, mais décide
de se raviser après avoir consulter son bureau.
Cette fois, le club préfère consolider
son niveau de jeu en division 2, plutôt que de
prendre des risques. De toute façon, le club
peut dormir serein avec son réservoir de joueurs
(300 licenciés dans les 5 catégories :
minime, cadet, junior, senoir et flag), son stade des
Arboras (un modèle du genre au niveau équipement)
mais surtout sa bonne gestion et les bons rapports qu’entretient
le Président avec sa mairie.
Pour l’anecdote, le club va même avoir le
privilège d’être choisi pour le tournage
de scènes dans le film américain "
funky Monkey ". Au passage, il récupère
un véritable arsenal de matériel d’entraînement
neuf, acheté pour le besoin du tournage. «
Rien n’est acquis et il faut savoir se
remettre constamment en question !
» rétorque le Président.
Mais de confier, en aparté, « de
toute façon, le but c’est bien l’Elite
! ».
Il ne croit pas si bien dire car deux ans plus tard,
le club accède à l'Elite par la grande
porte, raflant au passage le titre de champion de division
2 (>>
résumé ici). Une victoire qui
vient couronner 8 ans d'un parcours exemplaire. Nice
devient le plus jeune club de l'Elite. |
| Vous
l'avez sûrement déjà croisé
sur le bord d'un terrain, tellement il ne passe pas
inaperçu. Cette figure incontournable du foot
us en PACA a été élue Président
de la ligue régionale, en 2005.
Avec son éternel chapeau de cow-boy et sa carrure
de footballeur américain, l'homme n'a pas la
langue dans sa poche. Il n'a pas hésité
à poser sa candidature à la Présidence
de la Fédération, en 2005. « C'était
une candidature pour tirer le signal d'alarme »
explique t’il. « Notre discipline
manque de communication ... personne ne sait que l'on
existe ! ». Autre grief : «
Le calendrier de division 2 est mal fichu ... ce n'est
pas normal que l'on rencontre Cannes en play off. Il
faut croiser les poules entre Nord et Sud !
».
Derrière le verbe fort et la prestance se cache
un homme de terrain. Présent à tous les
matchs de ses équipes à domicile, c'est
lui qui tient le micro et chauffe le stade. Rien ne
lui est inconnu dans ce sport (il a été
deux fois champions avec l'équipe de Cannes).
En plus, il connaît très bien ses joueurs,
petits et grands. Il se définit comme un simple
intendant du club. Mais ceux qui le connaissent savent
qu'il est plus que cela.
Côté finance, il sait soigner ses bonnes
relations avec les instances sportives et la municipalité
de Nice. Il n'hésite pas à mettre de sa
poche quant il faut. Le prix d'une passion.
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