Stade de Carcassonne –
Aix en provence
Temps ensoleillé – Terrain idéal
Température Extérieur : 20° C.
Spectacteurs : 700
Aix battu à
bonne école !
Battu
oui, mais pas par n'importe qui ! Faisons l'inventaire. D'un
côté, une équipe aixoise qui sort d'une
déroute italienne et qui doit disputer un match capital
le week-end prochain, en championnat de France. De l'autre,
une équipe demi-finaliste d'un championnat semi-professionnel
et détentrice de cette même coupe d'Europe. Pour
couronner le tout, ces allemands sont frais comme des gardons
car ils n'ont toujours pas débuté leur championnat.
Mais le déséquilibre s'arrête là,
car pour le reste on n'a pas eu l'impression de voir un ogre
intouchable. Certes, les allemands disposent de "watergirls",
de préposés au découpage de citrons, de
cheerleaders alignées comme des phalanges toutes germaniques
mais pour les joueurs, on est loin des rumeurs. Point de joueurs
aux gabarits dignes d'US Marines et point de QB de classe NFL
ou NFLE.
Dés le premier drive,
les allemands prennent les choses en main, en scorant d'entrée,
sûrement histoire de poser le décor. On savait
de toute façon que la défense aixoise allait souffrir.
C'est avec l'attaque que l'on attendait une possible surprise.
Et on ne va pas être déçu. Même si
l'attaque axoise n'arrive pas à scorer, dans cette première
partie de jeu, elle réussit des progressions magistrales
et montre qu'elle peut être dangereuse, à tout
moment. Seulement les allemands maîtrisent leur sujet
à la perfection, commettant peu d'erreur. Impossible
pour les locaux de revenir au tableau d'affichage qui donne
deux TD d'avance, à la mi-temps.
Puis arrive ce troisième
quart-temps. Un quart-temps de folie !
Les
allemands tapent le kick-off qui aboutit tout droit dans les
bras de Bounouar Mellak. Démarrage de ses 30 yards et
c'est la course vers la terre promise, devant un public en liesse.
Et on se prend à rêver d'un retour aixois. Mais
la contagion touche les allemands et leur #7 (Gerome Castelberry)
nous gratifie, à son tour, d'une course de 70 yards et
TD !
A ce moment, on croit avoir eu notre lot de big-plays, mais
non ! C'est sans compter sur Bounouar Mellak. Puisque sa recette
fonctionne pourquoi ne pas la réutiliser ? Et c'est,
à nouveau, un retour de kick off de 70 yards qui soulève
la foule. Score 14-28.
Perturbés, les allemand décident alors de calmer
le jeu et choisissent de faire progresser le cuir en douceur.
Courses après courses, ils remontent le terrain pour
ajouter un TD qui est un modèle de maîtrise. Au
total, on aura eu 4 superbes TD dans ce seul quart-temps. On
est comblé !
Dans le dernier quart-temps, les Argos réussissent à
prendre la mesure de leurs adversaires qui n'arrivent plus pas
passer le moindre point. Mais c'est vrai que tout le monde avaient
encore la tête à ce troisième quart-temps
qui, à lui seul, pourrait nous faire dire : "on
en a eu pour notre argent".
Belette - Avril 2006 |