Interview
concernant l'Euro 2002
Nom
: Barreau
Prénom : Nicolas
Numéro : #11
Poste : QB
Comment
avez-vous préparé l’événement
?
NB : J’ai d’abord
fait les stages de sélection d’île de France
puis j’ai fait parti de la sélection Nord. A
l’issue du stage de la sélection Nord, nous avons
rencontré la sélection des joueurs du sud de
la France, et après l’aventure a vraiment commencé…Notre
préparation ? Elle a été axée
sur 3 stages. Le premier à Font-Romeu pour s’oxygéner
et apprendre à se connaître, le second à
Narbonne, et le troisième s’est conclu par le
match de qualification contre les suédois à
Amiens…un grand moment, ce fût vraiment intense.
Comment
le groupe a vécu ce championnat ?
Le groupe était constitué
de super joueurs (Sejean, Surpin, N’Dombi, Dume, Perrolaz),
il y avait des gros compétiteurs notamment des parisiens,
des joueurs qui voulaient aller jusqu’au bout de l’aventure.
Une partie de l’équipe était contente
d’arriver déjà à ce niveau et a
voulu vraiment profiter du moment présent mais un peu
comme des vacances…
Que
penses tu de l’organisation de l’événement
à l’époque et de l’organisation
de l’équipe de France junior ?
Sur les conditions, l’organisation
du tournoi était pas mal…nous avons été
logé dans une auberge de jeunesse à 15 par chambre…pour
l’ambiance de groupe c’était énorme.
Le gros point négatif a été les repas.
Des chips et des petits sandwichs sa nourrit pas sa hotline.
Coté staff de l’équipe de France, mon
seul regret est qu’il n’y ait pas eu de coach
dédié aux quart arrières. Je suis parti
au championnat d’Europe, je ne savais presque pas lire
les couvertures défensives ! Mais l’équipe
était bien encadrée même si parfois les
coachs ont joué aux moniteurs de colonie de vacances
!
Quelle
était l’ambiance dans le groupe (studieuse, festive,
conflictuelle, tranquille, old-school…) ?
Un peu tout à la fois,
l’équipe savait autant faire la fête qu’être
concentrée et se battre sur le terrain.
Quels
sont les joueurs qui t’ont impressionné en équipe
de France et dans les équipes de vos adversaires ?
Le joueur du tournoi fut incontestablement
le porteur de balle russe Tchekov. Il gagnait en moyenne 15
yards par porté ou réception. Il était
incontrôlable, ses cuisses était énormes
! Ensuite, j’aurais cité le quart arrière
allemand Mike Friese, grand, calme, concentré, précis,
bien dans sa poche, très impressionnant. Le troisième
joueur que je citerais, serait l’autrichien Florian
Grein qui nous a privé d’une médaille
de bronze tant attendu.
Coté français, le joueur sur ce tournoi était
Rody Surpin. Rody était l’un des seuls à
pouvoir arrêter les gros Fullback, hommes de ligne et
running back allemand ou suédois. Il a apporté
un vrai plus par son impact, on lui doit beaucoup. En attaque,Wilfried
André a été un exemple par sa régularité,
son sérieux sa vitesse, son implication. Un gars nous
a beaucoup surpris, c’est Jonathan Perrolaz des Black
Panthers. Nous l’avions pas beaucoup vu avant le stage
d’Amiens mais c’est un joueur qui fait des «
cut » impressionnants.
Quels
étaient la force et les atouts de l’équipe
de France pour ta génération ?
Incontestablement les grosses
individualités comme Wilfried André (meilleur
receveur en Elite), Rody Surpin en défense et bien
sur Sébastien Sejean, Guillaume Dume. En comparaison
avec l’équipe de France junior 2004, je pense
que notre ligne était moins bonne. En général
face aux suédois, allemand ou russe nous manquions
de gabarits.
Quels
sont tes meilleurs souvenirs de cette aventure (victoires,
td, interceptions, vie du groupe…) ?
Mes meilleurs souvenirs…
bonne question ! Je pense que la qualification contre les
suédois fût vraiment un moment important. Ils
nous ont impressionné par leur physique et leur style
(ils s’était rasés le crâne et avaient
laissé une crête à la mister T …
mais un mister T, très blond !). Nous paraissions vraiment
frêles, petits mais nous les avons bien fait courrir
et au final, on a gagné notre billet pour l’écosse.
En plus, le coaching staff nous a payé sa tournée
un grand moment !
Quels
sont les mauvais souvenirs de ce championnat (blessure, défaite,
jeux, …) ?
Ce qui me reste en travers
de la gorge, c’est de ne pas avoir pu passer les allemands.
Finalement, même s’ils étaient impressionnants
à tous les niveaux, nous avons perdu d’un rien
…et sur la fin du match, nous les avions bien bousculé.
Et puis comment évoquer la défaite contre les
Autrichiens. Nous pensions avoir gagné avant même
de jouer ! Le groupe avait vraiment les moyens de faire quelque
chose à ce tournoi.
As-tu
des anecdotes sur l’événement et son déroulement
?
J’ai une petite anecdote
sympa. Un soir, on se fait une bataille de polochon, une bonne
tranche de rigolade. Nicolas Fleury se fait assommer …
et deux secondes plus tard Thierry Constant entre dans la
chambre, il nous a passé un sacré savon.
L’interview réalisée
par Julien Tuery