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Quelles sont les plus grosses difficultés, pour une
équipe comme la votre ?
- MD :Des difficultés,
on en a bien sûr énormément, comme tous
les petits clubs ; il s'agit donc de bien travailler pour
les éviter. Tout d'abord, on se focalisait un peu trop
sur l'effectif, en se disant que si nous arrivions à
obtenir une vingtaine de joueurs par catégorie, on
deviendrait petit à petit un bon club. Nous avons donc
fait un bon boulot au niveau du recrutement pour la saison
2003/2004. Nous étions, il y a deux saisons, 55 licenciés
répartis équitablement entre les seniors et
les juniors.
Mais nous n'avons pas réussi à les "absorber".
Nous n'avions pas l'encadrement adéquate pour s'occuper
de tant de personnes. C'est en partie pourquoi nous avons
eu des problèmes d'effectif cette saison, en sachant
que nous avons perdu de très bon juniors qui étaient
devenus en quelque sorte des joueurs cadres, du fait de leurs
études.
Notre bureau est de même composé en grande partie
d'étudiants et nous avons parfois du mal à concilier
notre vie étudiante, personnelle et celle du club.
Durant l'été 2004, nous n'avons pas eu les moyens
de bien travailler, c'est une raison importante à la
situation que nous avons connue cette année.
Le plus dur reste en effet de monter un bureau et un encadrement
sportif solide. C'est ce à quoi nous nous attachons
pour la saison prochaine. Pour moi, le plus dur n'est pas
de faire venir une cinquantaine de joueurs au club ; nous
avons, à Pau, un potentiel de joueurs importants. En
cela, le rugby ne nous concurrence pas du tout, au contraire
: de nombreux joueurs viennent s'essayer au foot US alors
que le chemin inverse ne se produit jamais.
Les petits clubs comme nous ont tendance à marcher
à la motivation. Cette motivation est cependant généralement
de court terme. On pense généralement que tout
va bien quand on voit que l'on est assez nombreux, mais la
saison suivante, quand on souhaite passer à une étape
supérieure, on se casse souvent la gueule si on n'a
pas construit de solides bases. Si nous sommes performants
la saison prochaine, c'est que nous aurons réussi cela.
Et je conseil vivement aux petits clubs, du moins à
leurs dirigeants, de bien structurer leur club. Pour durer
sur le long terme, c'est le côté extra sportif
qui prime.
- XB :Les deux plus grosses difficultés
sont le manque ne serait-ce que d'un coach et le manque d'un
bureau complet, actif, entreprenant et responsable.Ce club
connaît le problème du bureau, un manque de personnes
ACTIVES, administrativement parlant.
-
Dans quelle(s) catégorie(s) vous vous alignez ?
- MD : Depuis trois
ans, nous avons mis de côté le flag pour nous
concentrer sur "l' équipé", et nous
accueillons les joueurs à partir de 15ans.
Nous avons donc depuis la saison 2002/2003 une équipe
junior et une équipe senior. Nous allons cependant
nous inscrire l'an prochain en senior simplement tout en faisant
des matchs amicaux pour nos juniors.
En 2003/2004, nous avions mis en place une section cheerleading,
où une dizaine de filles sont arrivées. Mais
cela donné encore un peu trop de travail compte tenu
de nos moyens (et nos juniors étaient un peu trop distraits
parce qu'elles s'entraînaient en même temps que
nous...). Et donc nous avons décidé de séparer
cette activité de notre association. Nous avons cependant
toujours des cheerleaders à notre dispositions, puisque
le club "Pau Cheerleading" s'est monté, et
que nous travaillons donc en collaboration.
- Comment recrutez-vous et quels
sont vos soutiens financiers ?
- MD :De nouveaux joueurs
arrivent régulièrement grâce à
leur propre recherche, sans que l'on fasse de publicité.
Cela marche également grâce au bouche à
oreille et grâce aux joueurs qui font venir des connaissances.
Mais cela ne suffit généralement pas. La saison
dernière, nous n'avons pu faire de campagne d'affichage
faute de temps et d'argent. Cette année, nous avons
pu trouver une entreprise qui accepte de nous faire de nombreuses
affiches et flyers gratuitement, et nous allons donc faire
notre campagne publicitaire dans les jours à venir
ainsi qu'à la rentrée prochaine.
Ensuite, pour ce qui est du soutien financier, nous recevons
bien sûr quelques aides des collectivités publiques
mais elles sont bien sûr limitées compte tenu
du nombre important de clubs à Pau et dans les Pyrénées-Atlantiques
mais aussi et surtout parce que nous n'avons pas encore pu
faire réellement nos preuves pour espérer d'importantes
subventions.
Nous marchons donc pas mal grâce au sponsoring. Mais
comme je vous l'ai dit, il nous est très difficile
de trouver le temps pour s'en occuper. Moi-même qui
étudie à Toulouse et qui ai l'habitude de m'en
occuper, je n'ai pas le temps d'harceler 4 fois par semaines
les entreprises pour les faire payer. C'est pourquoi, si tout
va bien et que nous trouverons de nombreux bénévoles,
nous pourrons booster nos rentrées financières
en organisant aussi des choses toutes bêtes comme des
bourriches, des ventes de calendrier, d' autocollants que
nous n'avions pas le temps de faire jusqu'à présent.
- XB :Avant, je me souviens qu'on recrutait
par diverses manifestations sportives. On essayait de se montrer
par de la pub mais ce qui marchait le mieux était le
bouche à oreille. D'après les divers clubs que
j'ai fréquenté, ça reste la meilleure
méthode ! Nos soutiens financiers étaient faibles
à cause du manque d'expérience du jeune bureau.
C'était des bars, des sandwicheries, entre autres.