Les
salaires des joueurs étrangers en Europe : la fin de
l’Eldorado
ElitefootMag se livre à une étude
inédite sur les salaires offerts aux joueurs étrangers
dans les principaux championnats européens de D1.
L’étude
Trois championnats significatifs en Europe (hors France) ont
été retenus : les championnats allemand, italien
et autrichien. Au sein de chaque championnat, nous avons pris
un échantillon représentant plus de la moitié
des équipes engagées. Les données sont
exprimées en Euros et hors bonus.
Etant donné que ces informations restent difficiles d’accès,
elles sont à prendre avec précaution par le lecteur.
Bilan
: médaille d’or pour le championnat italien !
Si on écarte l’aspect sportif très moyen
du championnat italien (il y a les Lions de Bergame et les autres
…), la série A1 est le championnat le plus généreux
envers les joueurs étrangers avec une moyenne de 635
€/mois. Cette gratification est de l’argent de poche
pour les renforts étrangers puisqu’un hébergement
en pension complète leur est attribué, un téléphone
portable prêté, le transport aérien et les
assurances payés.
A cette somme d’argent, des bonus (150 €) peuvent
être prévus en cas de victoires, qualification
aux playoffs ou titre national. Mis bout à bout, on n’est
loin des salaires exorbitants pratiqués en Italie à
la fin des années 80 ; toutefois plusieurs « pointures
» américaines (par exemple : le QB Kevin Feretik
et le RB Dewhitt Betterson à Bergame) viennent y jouer
pour profiter de cette Dolce Vita et faire du tourisme puisque
tout le reste est payé !
Comme le dit Marcello Rodi, General Manager des Roma Gladiatori
son club propose quelque chose de difficile à trouver
ailleurs : vivre à Rome pendant 4 mois tous frais payés.


Le championnat allemand
: un bon compromis entre sportif et financier
Deuxième championnat le plus généreux avec
622 €/mois, la GFL a le mérite d’avoir une
couverture médiatique plus importante qu’en Italie
et un niveau sportif plus élevé. C’est d’ailleurs
en Allemagne qu’on trouve le club qui paie le mieux ses
étrangers : il s’agit des Lions de Braunschweig
avec 977 € mensuels.
Les avantages sont là aussi variés puisque certains
clubs proposent voiture de location (gentiment prêtée
par un sponsor local), entrées gratuites dans des salles
de fitness voire aide pour décrocher un emploi.
Les nouvelles recrues sont donc entièrement prises en
charge et chouchoutées par ces clubs. On comprend mieux
pourquoi de nombreux joueurs étrangers resignent en Allemagne.
Le championnat autrichien : l’outsider
Avec 461 € par mois, l’AFBÔ se situe derrière
les deux championnats mentionnés précédemment.
C’est le championnat européen qui monte : une couverture
médiatique sur les chaîne TV ORF1 et OSP, de très
bons résultats en Coupes d’Europe (deux équipes
autrichiennes sont qualifiées pour les finales de l’Eurobowl
et de l’EFAF Cup), un public connaisseur.
Les bonus accolés aux salaires sont systématiques
et fonction des résultats atteints (playoffs, participation
à l’Austrian Bowl). L’accueil chaleureux
des autrichiens permet de faire une transition facile entre
des joueurs sortis du circuit universitaire américain
ou canadien et les exigences du jeu européen. Le recrutement
de nombreux techniciens outre-atlantiques permet de ne pas trop
dépayser les renforts étrangers (citons par exemple
le club des Dodge Vikings de Vienne qui emploie 5 coachs canadiens
et américains).