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On
attribue souvent au requin, le fait d’avoir les dents longues.
En observant le parcours du club niçois, depuis 5 ans,
on se demande si le dauphin n’en a pas de plus longues.
D’ailleurs, l’incontournable Président du club,
n’hésite pas à rappeler : « Le
dauphin est un animal gentil mais il ne faut pas oublier qu’il
attaque, fort bien, les requins ! ».
A vrai dire, il n’y a plus beaucoup de requins du côté
de la Riviera. Pourtant il fut un temps où effectivement
les clubs se croquaient les uns les autres. Ce fut le cas des
Pirates de Nice qui durent fusionner avec les Orques
de Cannes, l’ensemble croquant, à son tour,
le club des Remparts d’Antibes. Une situation qui
pénalisa toute la Côte D’azur qui se retrouva
longtemps avec un seul club à Cannes.
C’est pour briser cette situation qu’un joueur décida
de créer un club dans sa ville. Ce joueur n’était
autre que l’actuel Président du club niçois,
Jean-Luc Donivar. Avec quelques deniers en poche, il s’affilie
à une structure Omnisports et fonde une équipe de
Flag, dans sa bonne ville de Nice. On est en décembre 1999.
Très vite, l’équipe va s’étoffer
avec l’arrivée d’anciens joueurs des défunts
Pirates mais aussi « plein de jeunes recrues
» tient à préciser le Président. Si
bien que le club va pouvoir facilement aligner une équipe
en football équipé, l’année suivante.
En 2002, c’est l’année décisive ; l’équipe
atteint les ¼ de finale du Casque d’Or (super division
qui regroupe la D2 et D3) mais surtout atteint une véritable
maturité au niveau structurel. La Fédération
se tourne alors vers le club pour l’inviter à participer
au nouveau championnat de 2ième Division, qu’elle
cherche à remodeler. Le club accepte, même s’il
sait qu’il n’a pas le niveau sportif. L’équipe
mettra deux longues années pour apprendre.
Mais
les efforts portent leurs fruits et le Président Donivar
peut savourer sa première demi-finale, en 2005, face à
son ancienne équipe de Cannes. Le club perd cette demi-finale
mais qu’importe, vu le chemin parcouru en 5 ans. La Fédération
ne s’y trompe pas et propose l’illico au club de monter
en Elite. Jean-Luc Donivar réunit les financements nécessaires,
mais décide de se raviser après avoir consulter
son bureau. Cette fois, le club préfère consolider
son niveau de jeu en division 2, plutôt que de prendre des
risques. De toute façon, le club peut dormir serein avec
son réservoir de joueurs (300 licenciés dans les
5 catégories : minime, cadet, junior, senoir et flag),
son stade des Arboras (un modèle du genre au niveau équipement)
mais surtout sa bonne gestion et les bons rapports qu’entretient
le Président avec sa mairie.
Pour l’anecdote, le club va même avoir le privilège
d’être choisi pour le tournage de scènes dans
le film américain " funky Monkey ". Au passage,
il récupère un véritable arsenal de matériel
d’entraînement neuf, acheté pour le besoin
du tournage. « Rien n’est acquis et il
faut savoir se remettre constamment en question !
» rétorque le Président. Mais de
confier, en aparté, « de toute façon,
le but c’est bien l’Elite ! ».
Il ne croit pas si bien dire car deux ans plus tard, le club accède
à l'Elite par la grande porte, raflant au passage le titre
de champion de division 2 (>>
résumé ici). Une victoire qui vient couronner
8 ans d'un parcours exemplaire. Nice devient le plus jeune club
de l'Elite. |
| Vous
l'avez sûrement déjà croisé sur le
bord d'un terrain, tellement il ne passe pas inaperçu.
Cette figure incontournable du foot us en PACA a été
élue Président de la ligue régionale, en
2005.
Avec son éternel chapeau de cow-boy et sa carrure de footballeur
américain, l'homme n'a pas la langue dans sa poche. Il
n'a pas hésité à poser sa candidature à
la Présidence de la Fédération, en 2005.
« C'était une candidature pour tirer
le signal d'alarme » explique t’il.
« Notre discipline manque de communication ...
personne ne sait que l'on existe ! ». Autre
grief : « Le calendrier de division 2 est mal
fichu ... ce n'est pas normal que l'on rencontre Cannes en play
off. Il faut croiser les poules entre Nord et Sud !
».
Derrière le verbe fort et la prestance se cache un homme
de terrain. Présent à tous les matchs de ses équipes
à domicile, c'est lui qui tient le micro et chauffe le
stade. Rien ne lui est inconnu dans ce sport (il a été
deux fois champions avec l'équipe de Cannes). En plus,
il connaît très bien ses joueurs, petits et grands.
Il se définit comme un simple intendant du club. Mais ceux
qui le connaissent savent qu'il est plus que cela.
Côté finance, il sait soigner ses bonnes relations
avec les instances sportives et la municipalité de Nice.
Il n'hésite pas à mettre de sa poche quant il faut.
Le prix d'une passion.
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