
Le
football américain s’est implanté en France
au début des années 80, sous l’impulsion de
celui que l’on ne présente plus
Laurent
Plégelatte. La fédération française
de football américain emboîte le pas, en 1985.
En cinq ans, le football américain va connaître une
croissance exponentielle pour arriver à environ 3500 licenciées
pour 70 clubs (chiffres 1990). Cette euphorie d’adhésion
va pourtant masquer une réalité toute différente
sur un développement chaotique et tourmenté. C’est
à cette période que la fédération
va drainer ses tares originelles.
- une structure mal adaptée et souvent incompétente.
- une indifférence des médias.
- une gestion financière, plus que douteuse.
Des débuts chaotiques
En 1990, cette jeune fédération a déjà
connu ; grèves, démissions fracassantes, caisse
noire (le mystérieux compte N°790618 C du Crédit
Lyonnais de Toulon), clubs suspendus puis amnistiés (crise
de décembre 1990), mais surtout enregistre un déficit
de plus de 1,6 millions de francs. En mai 1992, elle est même
frappée d’interdiction bancaire sur son compte principal.
Côté dirigeant, on nage en plein amateurisme pour
ne pas dire incompétence. La structure des championnats
change d’une année à l’autre. Les rapports
avec la presse sont quasi nuls. Le championnat français
ne reçoit qu’un écho atténué,
si ce n’est inexistant, des grands médias TV et journaux.
Du coup, les sponsors ne se bousculent pas et les retombées
financières aussi.
La stratégie de développement est à l’image
du reste. La formation et l’encadrement des jeunes n’en
sont encore qu’au stade embryonnaire.
Pour finir le tableau, on peut évoquer le niveau arbitral
qui frise la carence ; les Argos s’en souviennent encore,
honteusement dépossédés de la victoire par
les arbitres, lors de la finale 1989.