Le
schisme éclate en 1989, quand un groupe de jeunes décident
de fonder leur propre équipe. C’est la fin des Boucliers
d’Arvernes. Certaines jeunes recrues (comme Salvador Garcia,
Jérôme Cardoso) deviendront à leur tour des
prêcheurs de la bonne parole, mais bien plus tard.
Commence
une nouvelle ère, en lieu et place de l’ancien monde.
A l’origine de ce changement, une confrérie de défenseurs
purs et durs : les Vigilants (Jean-François Vessière,
Boris X, Xavier Vigier). Menés par Edouard Baltard, ces
bien nommés vont régner pendant 5 ans sur le pays
d’Auvergne.
Ils
continuèrent à mener des campagnes. Mais cette fois,
contre des adversaires toujours plus lointains. Ce sont des Béarnais,
des Toulousains et mêmes des Orcs qu’il faut affronter,
en championnat. Des chevaliers venus de l’Orléanais
viendront grossir les rangs de leurs adversaires.
Mais
déjà, de jeunes seigneurs ambitieux lèvent
des troupes pour créer leur propre équipe. Ainsi,
une seigneurie voit le jour à Cournon (Les Bourbons, du
nom de la région) une autre à Vichy (Les Grenadiers,
en référence aux épopées napoléoniennes).
L’histoire se souviendra surtout des Grenadiers. Equipe
éphémère mais qui porta haut la réputation
des Auvergnats en défiant, en probatoire, des adversaires
redoutables comme les Mustangs, Scorpions, Orcs, Black Panthers
et autres Giants. Manuel Destéphanis et Fabrice Marabetti
en sont à l’origine. Marc Hegay (l’apôtre
des débuts) y deviendra entraîneur et Emmanuel Gorce,
le Président.
« Les matchs aux Grenadiers, c’était du spectacle.
Il y avait une sono, de la musique Rock, un commentateur (Serge
Gardy) qui connaissait le foot et qui animait le public. Il y
avait toujours entre 150 et 250 spectateurs. Plus un journaliste
qui suivait assidûment et qui faisait des articles, à
chaque rencontre » se souviennent les érudits.
1992-1994
 
Grenadiers
(Vichy) |
1992-1994
 
Bourbons
(Cournon) |
1995-1998
 
Vulcains
(Montluçon) |
|